Nature Québec: nouveau partenaire pour la biomasse forestière

Amélie St-Laurent Samuel chargée de projet Énergie/Biomasse chez Nature Québec.

Amélie St-Laurent Samuel chargée de projet Énergie/Biomasse chez Nature Québec.

Photo: courtoisie

25 Sep. 2012
Marie-Claude Boileau

Nature Québec développe depuis mars un nouveau service d’accompagnement pour les communautés intéressées par la biomasse forestière. Sans dédoubler ce qui est déjà disponible, l’organisme jouera un rôle de démystification et de guide pour supporter les institutions afin qu’elles fassent de bons choix dans un souci de développement durable.

Ayant toujours été intéressé par la bioénergie, l’intérêt pour la biomasse forestière pour Nature Québec s’est cristallisé lors d’un colloque sur le sujet en 2008. «Nous avons pu constater que la filière biomasse forestière offrait de nombreux avantages, notamment du point de vue de la revitalisation des communautés et la lutte contre les changements climatiques. Toutefois, il y avait beaucoup d’inconnus concernant l’approvisionnement et les liens entre les différentes étapes de la filière, de la récolte jusqu’à la combustion, en passant par le traitement, l’entreposage et le transport de la ressource. Nous avons eu l’opportunité d’analyser cette filière afin de s’assurer que son expansion respecte les principes de développement durable», explique AMÉLIE ST-LAURENT SAMUEL, chargée de projet Énergie/Biomasse chez Nature Québec.

Le projet Biomasse forestière et climat : communautés en action a pour objectif principal d’augmenter les conversions des systèmes de chauffage au mazout léger vers des systèmes à la biomasse forestière pour les institutions scolaires, de santé et municipales. Celui-ci est financé par le Fonds d’action québécois pour le développement durable dans le cadre du programme Action-Climat qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Depuis la création en mars dernier, Mme St-Laurent Samuel a surtout analysé la situation au Québec et discuté avec les partenaires du projet. Ils ont entre autres constaté un manque d’informations sur l’aspect développement durable lié à la biomasse forestière. Il existe différentes études économiques et environnementales sur la biomasse forestière, mais la filière étant relativement récente, certains impacts (santé, eau, climat, biodiversité, etc.) sont méconnus. Nature Québec propose donc un service d’accompagnement gratuit, sous forme de rencontre personnalisée et de conférence, pour expliquer les étapes d’un projet de biomasse forestière. «Nous voulons aider les communautés et les institutions à faire les meilleurs choix possible pour prendre en compte les tenants et aboutissants d’un projet. Par exemple, pour le transport, nous considérons entre autres les distances parcourues et les trajets empruntés afin de diminuer au maximum les émissions de GES, de réduire les coûts et d’éviter que la population ne soit incommodée par la livraison. Nous désirons offrir une réflexion globale qui les guidera dans le cadre de la réalisation d’un projet qui permet le respect du développement durable et qui favorise la vitalité de leur communauté», fait valoir la chargée de projet. L’organisme proposera alors diverses pistes de solution pour réduire les conséquences négatives pouvant toucher l’environnement ou la population afin que la communauté en retire des bénéfices à long terme.

Étant entouré de divers partenaires issus de milieux différents, Nature Québec sera en quelque sorte un carrefour d’information. En s’adressant à l’organisme, les communautés et les institutions ont un accès direct à un éventail de services ou de connaissances connexes. Plutôt que de passer par des intermédiaires, ils pourront recevoir une réponse rapidement. Reste que le travail de Nature Québec ne remplace pas celui des consultants.

Le lancement officiel du projet aura lieu prochainement. Déjà, certaines institutions ont contacté Nature Québec pour obtenir un service. «Nous voulons aussi travailler à créer des outils adaptés aux particularités de chaque communauté que nous rencontrerons afin que l’accompagnement soit concret pour elles», explique-t-elle. Par l’entremise de ce projet, Nature Québec vise l’accompagnement d’une quinzaine d’institutions et de communautés afin de réduire les émissions de GES du Québec d’environ 5 000 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (équiv.-CO2).