Nouveau membre à la FQCF: les Serres Coopératives de Guyenne

Grâce aux trois essences d’arbres cultivées par le groupe, soit l’épinette noire, l’épinette blanche et le pin gris, ce sont entre 20 et 25 millions de plants qui sont ensemencés chaque année à des fins de reboisement.

Grâce aux trois essences d’arbres cultivées par le groupe, soit l’épinette noire, l’épinette blanche et le pin gris, ce sont entre 20 et 25 millions de plants qui sont ensemencés chaque année à des fins de reboisement.

Photo: Guy Lavoie

30 Juin. 2016

En joignant les rangs de la FQCF, les Serres Coopératives de Guyenne ont le sentiment de faire partie désormais d’une grande famille de coopérateurs. L’équipe entend travailler conjointement avec les autres membres afin de promouvoir leur secteur d’activité et compte faire entendre sa voix parmi celles des autres décideurs qui influencent son avenir.

Mélanie Grenier

«La Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) possède un très beau programme destiné aux coopératives pour nous permettre de nous structurer et aussi de pouvoir nous comparer et ainsi cibler nos points à améliorer. Seuls, c’est difficile et la motivation peut nous manquer. Ensemble nous sommes plus solides», croit STÉPHANE BOUCHER, chef de la direction des Serres.

Fondées en 1980, Les Serres Coopératives de Guyenne comptent désormais 65 membres actifs. Douze employés permanents y travaillent et elles emploient jusqu’à 120 personnes en période de pointe. Grâce aux trois essences d’arbres cultivées par le groupe, soit l’épinette noire, l’épinette blanche et le pin gris, ce sont entre 20 et 25 millions de plants qui sont ensemencés chaque année à des fins de reboisement. Les Serres possèdent un droit de production de 47 227 mètres carrés, ce qui en fait le plus gros producteur privé avec 16,7 % du marché provincial.

Au fil des ans, les Serres Coopératives de Guyenne ont atteint cette importante part de marché en faisant l’acquisition des équipements et des volumes de production de Doralie de Senneterre en 1999, de Ferland Boileau en 2002, des Serres Solabrie en 2005 puis, de la pépinière La Loutre en 2006.

Le chef de la direction, Stéphane Boucher, est quant à lui en poste à Guyenne depuis 6 ans, à la suite d’une entente de partenariat commerciale ratifiée entre Les Serres Coopératives de Guyenne et la Pépinière Boucher, située au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où il travaille en production de plants depuis 1985. «J’ai franchi le cap des 350 millions de plants produits dans ma carrière », affirme-t-il fièrement.

Exit les tomates

En janvier 2013, la conjoncture économique a mené à la décision d’abandonner la production de tomates qui avait lieu depuis la fin des années 90. Les tomates de Guyenne avaient pourtant été une grande marque de commerce et avaient largement contribué à faire connaître les Serres. Selon M. Boucher, cet abandon aura été la «plus grande déception» vécue par l’équipe des Serres Coopératives de Guyenne.

La production de fleurs annuelles a également été mise de côté au même moment, à la suite d’une baisse soutenue de leur popularité dans la dernière décennie. Heureusement, l’entreprise a su s’adapter et n’a procédé à aucune mise à pied depuis ces changements majeurs. Les serres destinées à la production de tomates, qui comptaient pour deux des 4,8 hectares exploités par l’entreprise, ont depuis presque toutes été modifiées pour accueillir des semis forestiers.

L’organisation poursuivra son développement en modernisant le système d’irrigation de ses serres et opérera un rajeunissement de son système de chauffage. Ce dernier est composé d’une bouilloire à la biomasse forestière de 800 HP et de trois bouilloires aux huiles usées équivalant à 1000 HP. Munie d’un permis octroyé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte aux changements climatiques, l’entreprise récupère d’ailleurs des huiles usées à travers l’Abitibi-Témiscamingue et jusqu’au nord de la Baie-James, pour une moyenne de 1 816 000 litres par année! Un bel exemple de récupération!