Nouveau président à l’OIFQ: un beau défi pour François Laliberté

M. Laliberté a été élu par suffrage universel des membres. «Nous étions deux candidats et les membres ont décidé de me choisir. Ça fait une douzaine d’années que je suis impliqué dans l’ordre. Il y a beaucoup de défis à relever, j’avais envie de le faire»

M. Laliberté a été élu par suffrage universel des membres. «Nous étions deux candidats et les membres ont décidé de me choisir. Ça fait une douzaine d’années que je suis impliqué dans l’ordre. Il y a beaucoup de défis à relever, j’avais envie de le faire»

Photo: courtoisie OIFQ

12 Mai. 2015

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ) a un nouveau président en la personne de FRANÇOIS LALIBERTÉ, qui a occupé le poste de vice-président pour cette même organisation pendant deux ans. Ce dernier est en fonction depuis le 1er mai.

Louis-Antoine Lemire

Avant de s’impliquer au sein de l’Ordre, ce dernier a travaillé une quinzaine d’années sur le terrain pour apprendre son métier. À titre de président, il travaillera à temps partiel.  François Laliberté sera rémunéré et sera au boulot environ deux jours par semaine.

Évidemment, il assure que le regroupement aurait souhaité avoir un président qui est embauché à temps complet. Cependant, la structure financière de l’Ordre fait en sorte qu’elle ne peut pas se permettre cette dépense. Par contre, M. Laliberté souligne que l’organisation possède une directrice générale et quatre professionnels à temps plein qui s’occupe de différents dossiers.

M. Laliberté a été élu par suffrage universel des membres. «Nous étions deux candidats et les membres ont décidé de me choisir. Ça fait une douzaine d’années que je suis impliqué dans l’ordre. Il y a beaucoup de défis à relever, j’avais envie de le faire», a-t-il expliqué. Cependant, il est conscient que dans tous les systèmes, il y a un peu d’inertie. «Parfois, on voudrait que les choses avancent plus rapidement. Il faut être patient, car on peut mettre beaucoup d’énergie pour faire avancer un dossier, et ça ne va pas aussi vite qu’on souhaite», a convenu M. Laliberté ajoutant qu’il y a beaucoup de changements au niveau forestier avec un nouveau gouvernement et un régime nouvellement en place, sans oublier le réalignement de l’industrie forestière. «Il y a beaucoup de nouveautés. D’un point de vue professionnel, c’est super intéressant, mais il faut être aux aguets», de dire M. Laliberté.

Interrogé à savoir pourquoi il a été le candidat favori des membres, il répond d’entrée de jeu que son adversaire et lui possèdent au-delà de 25 ans d’expérience. Toutefois, il croit que le fait qu’il est un peu plus jeune a peut-être joué en sa faveur. De plus, il ose croire que ce qu’il a présenté comme perspective en référence aux dossiers qu’il voulait travailler avec l’OIFQ les a charmés. Entre autres, il souhaite travailler sur la reconnaissance de la profession. «La mission de l’Ordre est de protéger le public. Il faut que l’ingénieur forestier prenne sa place et que les gens sachent qu’ils sont transparents et que les actes posés sont effectués par les ingénieurs forestiers. Il faut que ce soit clair dans les documents», a convenu le président.

Également, il veut accentuer l’aspect de la formation continue pour les membres dans l’optique de se renouveler tout comme dans l’ensemble des domaines professionnels. «Ça fait partie des moyens que nous allons utiliser pour assurer la protection du public, pour qu’il ait confiance en nous», a-t-il mentionné.

Le nouveau président veut vraiment faire en sorte que dans le cadre de son premier mandat il n’y ait plus de documents techniques ou profes- sionnels qui sortent sans la signature d’un ingénieur forestier. Pour lui, c’est primordial. «C’est inconcevable de ne pas savoir qui sont les auteurs des documents qui peuvent être des avis généraux, qui commentent et orientent nos politiques. Il faut voir ça sur l’ensemble des angles de la profession», a-t-il assuré.

Un curriculum vitae bien garni

Sur le plan académique, il possède un doctorat en sciences forestières concentration économie de l’Université Laval. Également, il a une maîtrise en gestion de projets de l’Université du Québec et un baccalauréat en aménagement des ressources forestières de l’Université Laval. M. Laliberté possède 26 ans d’expérience en foresterie. Ce dernier a réalisé des études, fait de la gestion de projets, du développement d’outils et des modèles d’analyse d’impacts.

Également, il est doté d’une expertise en analyses financières et économiques de projets forestiers. Professionnellement parlant, il a travaillé près de 10 ans à titre de conseiller technique pour le Syndicat des producteurs de bois de la région de Québec. Par la suite, il a été chargé de projet et gestionnaire. De 2000 à 2010, il a porté le chapeau de chargé de projet pour le Groupe Optivert.Inc. Plus récemment, il a été directeur de projet pour Environnement, WSP et professionnel de recherche pour le Consortium Forac.