La backpack chainsaw d’Husqvarna

Nouvelle scie à chaîne sac à dos

La vidéo d’une scie à chaîne sac à dos d’Husqvarna a circulé parmi les groupements forestiers du Réseau des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM), le mois dernier, et elle a suscité beaucoup d’intérêt. L’engin pourrait faciliter grandement le travail des débroussailleurs. Toutefois, l’équipement n’est pas disponible en Amérique du Nord.

Photo: courtoisie

24 mai. 2012
Marie-Claude Boileau

La vidéo d’une scie à chaîne sac à dos d’Husqvarna a circulé parmi les groupements forestiers du Réseau des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM), le mois dernier, et elle a suscité beaucoup d’intérêt. L’engin pourrait faciliter grandement le travail des débroussailleurs. Toutefois, l’équipement n’est pas disponible en Amérique du Nord.

La vidéo, disponible ici, a été relayée par RESAM qui l’a dénichée. Véhiculé dans les groupements forestiers, l’équipement, qui s’appelle Husqvarna 535FBX backpack chainsaw, a intrigué bien des gens. Selon PIERRE BELLEVANCE, directeur général du Groupement forestier Saint-François, «l’équipement semble très intéressant au premier abord, bien que j’aie plusieurs interrogations au sujet de son utilisation, de son coût et de son entretien.» JEAN PAGE, directeur général de la Société sylvicole Arthabaska-Drummond (SSAD), trouve également l’outil intéressant. Mais dans son groupement forestier, le sac à dos serait plus ou moins utile étant donné que l’entreprise n’effectue pas d’éclaircie précommerciale. «Nous faisons surtout de l’entretien de plantation. Pour des travaux de type débroussaillage, nous utilisons donc une lame ronde sur la débroussailleuse», fait-il savoir.

Très dispendieux

S’étant informé sur le prix de cet équipement qui s’élèverait entre 7 000 et 8 000$, tous deux ont certaines réserves. «À ce prixlà, je crois qu’aucun de mes travailleurs ne veuille voudra procurer. D’autre part, il y a plusieurs pièces mobiles ainsi qu’un mécanisme de transfert de l’énergie du moteur vers la lame. Tout ça pourrait bien être fragile et demander des réparations fréquentes et coûteuses», indique M. Bellevance. Pour M. Page, le coût serait un frein à son achat. «C’est très dispendieux. C’est huit fois le prix d’une débroussailleuse ordinaire. Évidemment, c’est un nouveau produit, c’est toujours plus cher en partant. Je ne crois pas que quelqu’un ait entre 8 000$ et 9 000$ à dépenser sur un appareil. Il faudrait d’abord l’essayer pour convaincre les gens d’investir dans ce produit puisqu’on n’est pas certain que ça augmenterait la productivité», note le directeur général de la SSAD. La vidéo a également circulé auprès des employés des Associations de la santé et de la sécurité des pâtes et papiers et des industries de la forêt du Québec (ASSIFQ-ASSPPQ). GENEVIÈVE GAUTHIER, coordonnatrice de l’information et des communications, explique la position de l’organisme : «Concernant cet équipement, nous avons visionné la vidéo et ne pouvons nous prononcer concernant son efficacité et sa sécurité tant que nous ne l’aurons pas testé. En fait, l’ASSIFQ-ASSPPQ serait ouverte à réaliser des essais et une analyse des risques de cet équipement dans un contexte québécois, c’est-à-dire dans un contexte environnemental et organisationnel propre à nos travailleurs. Par la suite, nous serions aptes à émettre des recommandations sur le sujet.» Sur le site Internet d’Husqvarna, on explique que le sac à dos pour scie à chaine 35FBx permettra d’améliorer les travaux de dégagement, notamment pour couper des jeunes arbres quand la densité (quantité) est trop élevée pour dégager les plus belles. Ainsi, le travailleur peut plus facilement favoriser l’élagage naturel en coupant des branches d’arbres plus haut. L’appareil est muni d’une scie à chaine plutôt qu’une scie ronde offrant ainsi plus de possibilités pour couper des arbres de diamètre supérieur, plus denses comme les feuillus ou des branches plus élevées.