Printemps chaud pour la SOPFEU

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et ses pompiers forestiers ont connu un printemps chaud

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et ses pompiers forestiers ont connu un printemps chaud

Photo: courtoisie

30 Mai. 2013
Marie-Claude Boileau

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et ses pompiers forestiers ont connu un printemps chaud. La belle température et l’insouciance de certaines personnes ont provoqué des incendies de forêt.

«Depuis une semaine et demie, nous avons beaucoup plus d’activités du côté des incendies. Nous étions en dessous de la moyenne. En ce moment, nous la rattrapons assez rapidement. Avec le beau temps, nous avons un nombre constant de feux qui s’allument sur le territoire», informe ÉLOÏSE RICHARD, agente à l’information à la SOPFEU. Depuis le début de la saison, 82 feux de forêt ont été combattus. Le nombre d’incendies enregistré est supérieur à la moyenne des dix dernières années qui est de 74 incendies. En fait, la saison a commencé tardivement. «Si l’on compare à l’an dernier, le mois de mars avait été exceptionnel. On avait eu des feux très rapidement», rappelle-t-elle. En temps normal, la saison des feux débute entre le 15 mars et le 1er avril.

Temps propice aux incendies

La belle météo a donc offert des conditions propices à l’allumage d’incendies, soit un temps sec jumelé à l’absence de pluie. «Puisqu’il fait beau, les gens veulent faire le ménage de leur terrain. Ils vont ramasser des feuilles et des brindilles qu’ils vont faire brûler. Et le feu se propage à la forêt de cette façon », mentionne Mme Richard. Les feux de forêt de cause humaine possèdent souvent de petites superficies. Les pompiers forestiers peuvent alors intervenir plus facilement. Dans le cas d’un feu de foudre, il peut y avoir plusieurs incendies. «On peut compter presque 200 incendies dans une même journée. Jumelé avec des conditions propices à l’allumage, on peut se retrouver en situation de débordement rapidement», souligne-t-elle.

Difficile de prédire

Évaluer ou prédire l’allumage d’incendies de forêt est très difficile. L’équipe de la SOPFEU regarde constamment la météo. «Nous avons notre propre département qui va faire des analyses quotidiennement, voire deux fois par jour sur tout le territoire. De cette façon, nous pouvons positionner les pompiers et préparer les avions pour intervenir assez rapidement en cas d’incendie», explique Mme Richard. Reste que quelques jours de pluie peuvent contribuer à faire sortir la verdure et ainsi diminuer les risques de feux.

Déroulement

Lorsqu’un feu éclate, les avionsciternes sont envoyés à l’attaque initiale. L’objectif est d’essayer de contenir l’incendie afin qu’il ne se propage pas. Après, ce sont tous les pompiers forestiers qui effectuent le travail au sol.

Saviez-vous que…?

Mai et juin sont les mois les plus actifs en terme d’incendies de forêt parce que la verdure est sèche. «Au sud, elle pousse plus rapidement. Mais en ce moment, dans le nord, il y a encore de la neige», note Éloïse Richard. D’après la moyenne des dix dernières années, il y a eu 160 feux en mai, 157 en juin, 119 en juillet et 99 en août.