Produits Forestiers Petit Paris: modernisation de 7,6 M$

Le ministre des Forêts, Luc Blanchette, Alain Paradis, président-directeur général de Produits forestiers Petit Paris et le premier ministre Philippe Couillard ont inauguré la nouvelle centrale thermique de la scierie en compagnie des partenaires de l’entreprise.

Le ministre des Forêts, Luc Blanchette, Alain Paradis, président-directeur général de Produits forestiers Petit Paris et le premier ministre Philippe Couillard ont inauguré la nouvelle centrale thermique de la scierie en compagnie des partenaires de l’entreprise.

Photo: Marie-Claude Boileau

16 Mai. 2017

Grâce à un investissement de 7,6 M$, l’usine de Produits forestiers Petit Paris deviendra une des les plus performantes. La Coopérative forestière Petit Paris s’est adjoint trois nouveaux partenaires pour sa scierie de Saint-Ludger-de-Milot en plus d’obtenir de l’aide financière pour moderniser ses installations. Par ailleurs, leur nouvelle centrale thermique sera mise en opération dans les prochains jours.

Marie-Claude Boileau

Le 18 avril était une journée historique pour les membres de la Coopérative forestière Petit Paris (CFPP). «Les annonces d’aujourd’hui viennent confirmer notre détermination et notre engagement à assurer à nos travailleurs des emplois durables et de qualité pour de nombreuses années à venir», lance CLAUDE KENTY, président de CFPP tandis qu’ALAIN PARAIS, directeur général de l’organisme s’enthousiasmait tout autant : «Ceci représente un des plus beaux cadeaux pour la coopérative puisqu’elle fêtera bientôt ses 50 ans.»

La CFPP a annoncé avoir conclu une entente avec trois nouveaux partenaires à qui elle a cédé une participation minoritaire de ses actions dans Produits forestiers Petit Paris (PFPP). Le Fonds Valorisation Bois (Investissement Québec et Fonds de solidarité FTQ), Fondaction (CSN) et Poutrelles Internationales, une compagnie spécialisée dans la seconde transformation, forment le nouvel actionnariat.

M. Paradis soutient que cet ajout de nouveaux capitaux dans PFPP leur permettra de poursuivre leur développement en innovant avec des équipements à la fine pointe de la technologie en plus de pouvoir bénéficier d’une mise en marché orientée vers le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée. Le président-directeur général de PFPP ajoute que cet actionnariat représente un modèle unique puisqu’il regroupe une coopérative de travailleurs de même que deux fonds d’investissement gérés par des fonds de travailleurs du Québec, dont l’un est la propriété de la centrale syndicale représentant les travailleurs de l’usine.

M. Paradis souligne que la participation de Poutrelles Internationales est importante. L’entreprise sera le principal acheteur d’une portion importante de la production du PFPP. Elle a également reçu le mandat pour procéder à la mise en marché de la balance de la production.

MODERNISATION DE LA LIGNE DE SCIAGE

L’autre bonne nouvelle est l’investissement de 7,6 M$ pour la modernisation de leur ligne de sciage principale de 16 pieds. La construction débutera en septembre prochain. Le projet consiste à remplacer les équipements originaux de sciage primaire et secondaire de l’usine qui comptent plus d’une trentaine d’années d’existence.

Le contrat a été accordé au groupe Comact-PHL. Ceux-ci concevront des équipements performants à la fine pointe de la technologie. «Ça nous permettra d’améliorer significativement notre rendement en matière c’est-à-dire une tonne de copeaux produits par pieds mesure de planche signée et aussi nos coûts de production en améliorant notre productivité. Ainsi, PFPP sera une des usines les plus performantes au Québec», souligne Alain Paradis.

NOUVELLE BOUILLOIRE

Lorsque la CFPP a décidé de prendre en main sa destinée et de racheter les parts de Produits forestiers Résolu l’an dernier, elle savait qu’elle devrait élaborer un plan pour moderniser ses équipements. Elle avait alors annoncé un premier projet, soit la construction d’une centrale thermique alimentée à partir de la biomasse forestière résiduelle.

On a donc fait l’installation d’une chaudière de 700 HP qui a été conçue par Compte Fournier. «Ce sera un des équipements les plus performants en Amérique du Nord», commente M. Paradis. Remplacer la bouilloire de mazout a nécessité un investissement de 4,3 M$.

L’entreprise a reçu un prêt de 1 M$ dans le cadre du programme ESSOR du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation de même qu’une subvention de 1,7 M$ du ministère de l’Énergie, des Ressources naturelles par le biais du Programme de biomasse forestière résiduelle financé par le Fonds vert.

Ainsi, la centrale thermique permettra d’augmenter d’environ 20 % de leur capacité de séchage et de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 3 363 tonnes de CO2 par année.

Maintenant qu’ils ont repris les rênes de la destinée de PFPP, M. Paradis mentionne qu’ils n’ont toutefois pas le contrôle sur leur garantie d’approvisionnement qui n’est pas suffisante pour maintenir leur production actuelle. «Présentement, notre garantie d’approvisionnement représente seulement 62 % de notre permis d’usine alors que nous devrions être à 75 % comme la moyenne de l’industrie du Québec. Ceci représente un manque à gagner d’environ 60 000 m3 annuellement. Notre demande est à l’étude au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Nous remercions le premier ministre et le ministre des Forêts pour leur écoute. Nous espérons que les investissements que nous réalisons soit près de 20 M$ depuis un an sont un engagement qui contribuera à une réponse favorable à notre demande», indique le PDG de PFPP.

Présent aux annonces, le premier ministre PHILIPPE COUILLARD a salué les projets de PFPP. Selon lui, il est important que les usines soient plus productives, compétitives et diversifiées. Il s’est également réjoui du partenariat avec Poutrelles Internationales puisque la compagnie vend ailleurs qu’aux États-Unis. Il a rappelé que la forêt devait maintenant rimer avec innovation pour pouvoir se démarquer et résister aux pressions internationales. De son côté, le ministre des Forêts, LUC BLANCHETTE, a dit qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle notamment parce que les annonces permettaient de conserver des emplois tout en augmentant la compétitivité et la performance.