Jusqu’au 3 avril 2015

Proposition de nouvelles unités d’aménagement

On peut lire sur le site Internet du MFFP que l’unité d’aménagement est en fait une subdivision du territoire public sur laquelle des travaux d’aménagement forestiers sont effectués.

On peut lire sur le site Internet du MFFP que l’unité d’aménagement est en fait une subdivision du territoire public sur laquelle des travaux d’aménagement forestiers sont effectués.

Photo: Guy Lavoie

2 Avr. 2015

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) mène depuis le 19 janvier, et ce, jusqu’au 3 avril prochain, une consultation publique à propos d’une proposition de nouvelles limites du territoire de certaines unités d’aménagement.

Louis-Antoine Lemire

On peut lire sur le site Internet du MFFP que l’unité d’aménagement est en fait une subdivision du territoire public sur laquelle des travaux d’aménagement forestiers sont effectués. En somme, elle sert de territoire de référence à la base de la gestion forestière.

À l’heure actuelle, on dénombre 71 unités d’aménagement dans la Belle Province. Les présentes limites d’unités d’aménagement ont été établies en tenant compte des paramètres écologiques, des aires de trappe cries et enfin, de l’historique de l’aménagement forestier réalisé par les industriels forestiers.

La Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier permet au MFFP de redéfinir dans les cas d’exceptions, les limites territoriales des unités d’aménagement. Par conséquent, le ministère amorce la fusion ainsi que le redécoupage de certaines unités d’aménagement et aborde les nouvelles délimitations en consultation publique.

Le MFFP a établi une panoplie de possibilités de simplifications et d’optimisation des différentes activités touchant la modification de la délimitation de certaines unités d’aménagement, en réduisant par exemple le nombre d’unités d’aménagement, qui vont passer de 71 à 55, soit une diminution de plus de 20 %. Le tout permettrait une meilleure concordance de leurs limites avec celles des régions.

Les changements proposés visent à améliorer plusieurs éléments. Tout d’abord, améliorer la concordance avec les limites des régions administratives, réduire le nombre d’unités d’aménagement, revoir leurs limites afin de les faire concorder avec les limites administratives régionales, fusionner des unités d’aménagement, simplifier les processus de gestion, favoriser l’atteinte des objectifs durable des forêts et de permettre davantage de souplesse au processus de planification forestière, notamment en matière d’harmonisation des usages.

Les modifications seraient en vigueur à partir du 1er avril 2018. Il est proposé de procéder à la réduction du nombre d’unités d’aménagement au moyen de fusions parmi différentes régions. On peut lire sur le site Internet du MFFP que les fusions n’auraient pas d’impact sur les territoires d’attribution des garanties d’approvisionnement en bois de chacun des bénéficiaires, ni sur les garanties attribuées par région depuis l’entrée en vigueur du régime forestier d’avril 2013.

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Les unités d’aménagement de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean seraient redéfinies de manière très différente. La proposition de redécoupage des unités d’aménagement de cette région se fait, entre autres, sur des bases forestières et sociales. Le Saguenay-Lac-Saint- Jean verrait son nombre d’unités réduit à deux, avec une superficie moyenne passant de 9680 à 33 890 km2.

Bas-Saint-Laurent et Capitale-Nationale

Le Bas-Saint-Laurent passerait de six à trois unités d’aménagement et sa superficie moyenne serait dorénavant de 6720 km2. De son côté, la Capitale-Nationale aurait la moitié de ses unités passant de quatre à deux et la su-perficie de cette région serait 2910 km2.

Et les autres…

Les régions de Chaudière-Appalaches, de Lanaudière et des Laurentides auraient toutes une réduction d’une unité ce qui fait en sorte qu’elles en auront respectivement, elles, une et trois, ce qui va équivaloir à 590 km2, 4030 km2 et 3750 km2.

Le MFFP propose d’améliorer la concordance entre les unités d’aménagement et les limites administratives pour l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec. La région de l’Outaouais passerait de six à cinq unités d’aménagement, et la superficie de la région d’application des garanties d’approvisionnement passerait de 3 380 à 3430.

Pour l’Abitibi-Témiscamingue, le nombre de sept unités d’aménagement serait maintenu, mais les limites de certaines d’entre elles seraient redéfinies pour améliorer leur concordance avec le contour de la région. Finalement, le Nord-du-Québec passerait de trois à deux unités d’aménagement.

Les superficies des unités d’aménagement de ces régions varieraient en raison du remodelage de leurs limites selon les régions administratives. Notons qu’il n’y a aucun changement qui est proposé pour certaines régions du Québec, dont la Mauricie, l’Estrie, La Côte-Nord ainsi que la Gaspésie-Îles- de-la-Madeleine. Pour ce qui est des régions de Montréal, de Laval, de la Montérégie et du Centre-du-Québec, il n’y a tout simplement pas d’unité d’aménagement.