Une collaboration de longue date

16 Avr. 2017

Un des enjeux importants à mon arrivée en tant que directeur général à la Conférence des coopératives forestières du Québec, consistait à faire connaître cette organisation et à lui conférer une crédibilité permettant de bien défendre les intérêts des coopératives forestières qui en faisaient partie. En effet, cette organisation était alors peu connue et l’engagement d’un premier directeur général à temps plein faisait partie de la stratégie pour changer cette situation.

À cet égard, le fait d’avoir pu alors compter sur un journal tel Le Coopérateur Forestier a été un atout de taille pour le travail que j’ai eu à réaliser. J’ai donc beaucoup apprécié ce journal ainsi d’ailleurs que son fondateur, Jean-Yves Levesque. Le Coopérateur Forestier deviendra plus tard Le Monde Forestier, suite à la fusion avec Le RESAM Forestier. Après toutes ces années, je salue tout le chemin parcouru par les personnes qui ont fait évoluer ce média à tous points de vue et qui l’ont amené à être aujourd’hui un incontournable du milieu forestier québécois.

À chaque époque ses défis. À la fin des années 80, les coopératives forestières étaient mal connues et, malheureusement, certaines avaient rencontré des difficultés de gestion, dont les conséquences avaient eu pour effet de ternir l’image de cette formule entrepreneuriale, pourtant si pleine de promesses pour le développement des régions du Québec. Les gouvernements de cette époque avaient posé des gestes pour les supporter, notamment par certaines mesures législatives. Cependant, ces dernières n’ont pas toujours donné les répercussions positives attendues et elles n’ont pas toujours été appliquées concrètement, notamment parce que certains intervenants s’y opposaient jugeant que les mesures en question avantageaient les coopératives forestières au détriment d’autres types d’entreprises.

Il nous fallait donc expliquer ce qu’étaient les coopératives forestières et ce qu’elles apportaient à leurs membres et à la société en général. Également, nous voulions consolider leur reconnaissance dans le régime forestier québécois ainsi qu’au sein du monde coopératif, où les coopératives de travailleurs constituaient une minorité.
Encore une fois, dans le cadre de ce travail, le journal représentait une belle carte de visite, utilisée à maintes reprises pour raconter l’histoire de ce que nous étions. J’aime à croire que le bout de chemin que nous avons fait a un peu contribué à ce que la Fédération québécoise des coopératives forestières est aujourd’hui. Longue vie à cette dernière et longue vie au Monde Forestier !

 

JACQUES GAUVIN, Directeur général de la CCFQ de 1988 à 1997:

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