Fenêtre peu commune

11 Juil. 2017

Par : MARC BEAUDOIN, actuel DG de RESAM depuis 2005 --- Dans les derniers jours, j’ai pris le temps de relire tous mes anciens éditoriaux. C’est surprenant, c’est comme si c’était hier. Tout me revient spontanément.

Évidemment, les différentes rencontres des décideurs de la forêt privée ont donné beaucoup de matière. Le renouvellement du régime forestier et le financement de la forêt privée tout autant. Par contre, la rédaction de mes premiers éditoriaux demeure un souvenir impérissable.

Je venais d’entrer en poste. Prêt à m’attaquer à plein de nouveaux dossiers. Prêt à défendre les intérêts des groupements forestiers. Je m’attendais d’emblée à me plonger dans une abondante documentation pour me faire la main. Bien non, François-Hugues m’informe qu’il faut que je produise un éditorial dans les prochains jours!

Comment je fais cela ? À quoi ça sert ? À qui j’écris ? Jusqu’où je peux aller ? Franchement, je suis intimidé. Je marche en terrain inconnu et ce n’est surtout pas le temps de me mettre les pieds dans les plats.

On commence doucement. Je fais quelques éditoriaux plutôt généraux et je fini par comprendre. Quelle chance j’ai de profiter d’une tribune aussi large, de m’adresser tant à nos propriétaires qu’à nos travailleurs et décideurs.

Plusieurs raisons rendent l’écriture d’un éditorial intéressante. J’aime bien pouvoir clarifier ma pensée en poussant l’analyse. J’avoue aussi prendre plaisir à interpeler directement des acteurs du secteur forestier.

L’éditorial m’a donc permis de signifier à plusieurs reprises, mon admiration pour le travail réalisé par les groupements forestiers. Trop peu connu, leur labeur permet de justifier les programmes de forêt privée en créant de la richesse dans les collectivités forestières.

La tribune que m’offre Le Monde Forestier m’a aussi permis de mettre plusieurs choses au clair. Je pense notamment au besoin de reconnaître les groupements forestiers pour ce qu’ils sont : la force motrice en forêt privée! C’est tout un exercice de synthétiser, à l’intérieur de 800 mots, les impacts de certaines décisions, mais ça impose d’aller à l’essentiel.

Pour ceux qui me lisent depuis un certain temps, vous avez remarqué mon penchant pour les anecdotes personnelles. Le hockey, les enfants et ma belle-mère me donne beaucoup de matière à réflexion. Le lien avec mon travail est facile. Il n’y a pas beaucoup de différence entre mes valeurs et celles que nous défendons dans le réseau des groupements forestiers. Et dans les faits, c’est un peu cela écrire à chaque mois, garder les liens tissés serrés dans la famille.

Une longue vie au Monde Forestier et vivement un 60e anniversaire!

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