Un journal et des forêts en santé!

11 Juil. 2017

Par : GÉRARD SZARAZ, DG RESAM (1997-2001), Conseiller FQCF (2005-2007) --- Un des moments les plus cocasses qui me vient à l’esprit en pensant à notre journal se passait au congrès de RESAM en Gaspésie, il y a près de 20 ans. À cette occasion, nous avions monté une pièce de théâtre, Je vends mon lot. Dans la répartie entre les comédiens, il y avait un moment où le père de famille lisait un article (fictif) du RESAM Forestier, au sujet de l’enjeu de la vente de lots à des entrepreneurs peu scrupuleux. Lors de l’assemblée générale du lendemain, nous débattions du sujet ‘’pillage’’ de lots. Au micro, un participant présentant son opinion, rappela à l’auditoire que son point de vue se trouvait confirmé par l’article lu lors de la présentation de la pièce du soir précédent. C’est pour dire à quel point ce journal était pris au sérieux!

Je me souviens aussi lorsque nous cherchions un titre pour le journal fusionné. J’étais particulièrement fier de la trouvaille Le Monde Forestier. En effet, ce titre évoquait ‘’le monde’’ en pensant à la fois aux personnes et à la planète. À l’ère du développement durable, les gens et les forêts sont indissociables, les propriétaires regroupés et les coopérateurs forestiers le savent bien. Je disais que les forêts seront en santé dans la mesure où les personnes qui travaillent la forêt seront aussi en santé. L’inverse est aussi vrai.

J’ai toujours cru que l’information, la sensibilisation et l’éducation en matière forestière sont essentielles, que ce soit du plus jeune au moins jeune, du néophyte à l’expert, du forestier à l’autre que forestier, ou du rural au citadin. Malheureusement, en particulier dans les périodes financièrement plus difficiles, les actions éducatives ont été parmi les premières affectées à la baisse, que cela soit de sources publiques ou privées. Le Monde Forestier demeure, malgré certaines périodes plus difficiles, une contribution tangible, particulièrement aux propriétaires regroupés et aux coopérateurs forestiers. C’est un atout précieux à sauvegarder.

Finalement, je garde un excellent souvenir de sept belles années travaillées pour RESAM et à la FQCF. Le rendez-vous mensuel de la rédaction pour le journal était un très bon exercice, parfois laborieux, pour se maintenir dans l’état de production exigé, d’ailleurs utile pour d’autres fins (mémoires et compagnie).

Je vous salue, les chevilles ouvrières et lecteurs du journal, depuis maintenant 30 ans. Tout un exploit! Et bonne chance à ceux et à celles qui le porteront dans l’avenir.

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