Un contrat en Ontario pour CFNO

Le nouveau projet aura des retombées de 28 M$ par année en terme de chiffres d’affaires pour la coopérative abitibienne.

Le nouveau projet aura des retombées de 28 M$ par année en terme de chiffres d’affaires pour la coopérative abitibienne.

Photo: Guy Lavoie

11 Juil. 2013
Marie-Claude Boileau

Après de longues négociations, la Coopérative forestière du Nord-Ouest (CFNO) a réussi à conclure une entente avec Eacom Timmins pour effectuer des travaux en Ontario. Un contrat clés en main qui garantit du travail pour cinq ans.

«Nous avons obtenu un contrat de cinq ans avec Eacom Timmins. C’est un contrat clés en main. Nous sommes responsables de la récolte, de la planification, de la construction de chemins et du transport. On parle d’un contrat de 450 000 mètres cubes par année», explique MARIO COUSINEAU, directeur général de CFNO.

Le nouveau projet aura des retombées de 28 M$ par année en terme de chiffres d’affaires pour la coopérative abitibienne. La coopérative a déjà travaillé dans la province voisine par le passé. Ce retour a pu avoir lieu à la suite d’un long travail qui a duré plusieurs mois. «C’est après avoir effectué plusieurs rencontres et visité différents secteurs en Ontario. Nous avions des contacts là-bas. Ça s’est fait par le bouche-à-oreille et éventuellement nous nous sommes assis avec eux pour entreprendre des négociations. Ça faisait au moins un an que l’on scrutait le secteur Ontario», indique M. Cousineau. En fait, si la coopérative a pu conclure l’entente, c’est parce qu’elle a su saisir une opportunité. «En Ontario, il y a des manques, c’est-à-dire que certains entrepreneurs ont quitté le domaine forestier », fait savoir le directeur général en poste depuis deux ans. Il explique qu’il y a un des gros entrepreneurs ontariens qui a décidé de quitter le milieu forestier. «Étant donné la crise qu’ils subissaient eux aussi, certains se sont découragés. Nous avons fait partie des survivants et nous nous sommes dit pourquoi pas? Nous avons eu une fenêtre et nous en avons profité pour aller les voir et offrir nos services», raconte-t-il. CFNO a entrepris les opérations en Ontario le 15 avril. La coopérative a engagé de la main-d’oeuvre locale. «Quatre de mes superviseurs sont natifs de l’Ontario. Présentement, nous avons 50 employés qui effectuent de la coupe et de la construction de chemins», précise-t-il.

Formation et préparation

Certains membres de la coopérative basée à Authier en Abitibi-Témiscamingue y sont présentement. Toutefois, certaines règles concernant le travail sont différentes. Du point de vue des opérations forestières, c’est un peu plus simple. «Mais notre personnel a dû suivre des formations afin de pouvoir opérer en Ontario. Ça prends aussi des permis spéciaux. Il a fallu faire plusieurs heures de formation. Mais ça va super bien», avoue le directeur général. Il précise que pour pouvoir manoeuvrer une machine en Ontario, il faut avoir suivi une formation, le Forestry Common Core. «C’est nécessaire pour conduire un équipement peu importe le type de travail. Nos gens ont été formés», mentionne M. Cousineau. La coopérative, qui continue son travail au Québec, avait préparé son entrée en Ontario. «Nous avons investi un peu dans le parc de la machinerie. Nous avions investi pour le Québec l’an dernier. Puis, on savait qu’éventuellement ça s’en venait pour l’Ontario alors nous l’avions planifié», note-t-il.