Nouvelle Ponsse pour le Groupement forestier Baie-des-Chaleurs

Une machine pour augmenter sa production de bois

Le Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs a récemment fait l’acquisition d’un nouvel équipement, une Ponsse Scorpion King. Grâce cette machine, l’organisation a vu sa productivité augmenter de 25%.

Le Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs a récemment fait l’acquisition d’un nouvel équipement, une Ponsse Scorpion King. Grâce cette machine, l’organisation a vu sa productivité augmenter de 25%.

Photo: Pascal Ouellette

4 Oct. 2016

Le Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs a récemment fait l’acquisition d’un nouvel équipement, une Ponsse Scorpion King. Grâce cette machine, l’organisation a vu sa productivité augmenter de 25%.

Marie-Claude Boileau

PIERRE-LUC DESJARDINS, directeur général du Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs, ne tarit pas d’éloge sur leur achat. «C’est la machine la mieux adaptée à ce qu’on veut faire. Elle peut faire autant de la coupe partielle que totale. Elle a une excellente capacité portante grâce à ses huit roues. La Ponsse Scorpion King est aussi très puissante. Elle peut aller dans des pentes fortes et manipuler du gros bois», s’enthousiasme-t-il.

Conçu en Finlande, l’équipement a été livré par bateau le 29 juillet. Le Groupement forestier en a fait l’acquisition auprès d’Alpa Équipement, situé au Nouveau-Brunswick. «On l’avait vu en démo chez notre concessionnaire l’an passé. On savait que c’était la machine dont on avait besoin. On la voulait», commente M.Desjardins.

La Ponsse Scorpion King du Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs est la première à œuvrer en forêt privée au Québec. Elle est également une des premières dans l’Est-du-Québec avec celle de la Coopérative forestière de la Matapédia qui a reçu la sienne plus ou moins une semaine après la leur. Autrement, on en retrouverait au Lac-Saint-Jean et en Abitibi.

Une autre des particularités intéressantes avec la Ponsse Scorpion King, ce sont ses équipements à la fine pointe de la technologie. «Je suis capable de suivre la machine en temps réel avec mon télé- phone intelligent. Je peux savoir où elle est, le nombre de mètres cubes à l’heure qu’elle produit, sa consommation de carburant, quel opérateur la conduit, etc.», énumère M. Desjardins. Le directeur général peut ainsi mieux planifier les opérations. Il peut savoir si l’opérateur est sur le point de finir son morceau ou s’il faut qu’il appelle le fardier.

Grâce au système informatique de la machine le groupement a mis une puce SIM dans son ordinateur. Ainsi, on peut fournir à l’opérateur une carte géomatique. «Je suis capable d’envoyer des cartes en tout temps. En forêt privée, l’avantage qu’on a est d’avoir accès au réseau cellulaire. Ça nous permet de communiquer avec la machine. Par exemple, on finit un chantier et il faut aller à l’autre, je peux préparer une nouvelle carte et la leur envoyer. Ils vont voir où ils sont grâce au GPS», indique-t-il. En ayant de petits chantiers, ils peuvent se mobiliser très rapidement.

Le nouvel équipement possède plusieurs atouts. Selon M.Desjardins, les opérateurs ont une visibilité «incroyable». La cabine est située au centre et elle est rotative. Le conducteur a toujours le champ de vision très large ce qui lui permet de voir son travail, et ce, en tout confort. «Les opérateurs ont toujours l’arbre récolté en visuel. Ils n’ont pas besoin de se virer la tête. Ça a augmenté beaucoup la productivité des gars. C’est surtout ça qu’on voulait. Nos opérateurs sont très impressionnés», raconte-t-il.

Pierre-Luc Desjardins a constaté une amélioration dans la production depuis que le nouvel équipement est entré en opération à la mi-août. «On dénote une augmentation de 25% en termes de productivité», indique-t-il. Il ajoute que la performance de l’appareil est étonnante à voir notamment lorsqu’elle grimpe dans les pentes fortes. «Une machine sur chenille ne peut rivaliser avec elle. C’est la grosse différence d’avec les autres», dit-il.

Formation des opérateurs

Les opérateurs ont reçu une formation avant de l’utiliser bien que les commandes soient similaires aux autres Ponsse. C’est surtout du côté de la technologie et de l’entretien que c’est différent. L’équipe a par ailleurs hâte de conduire cette machine durant l’hiver pour tester sa puissance. Si la Ponsse Scorpion King est un équipement avanta- geux sur plusieurs points, son prix est élevé. Selon M. Desjardins, il faut avoir beaucoup de bois pour l’alimenter et la rentabiliser. «Je pense que c’est une machine taillée pour la forêt privée. Ça dépend toujours où le groupement forestier est rendu dans ses objectifs. Il faut que ce soit une organisation qui aspire à faire beaucoup de mètres cubes», mentionne- t-il. Le Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs a acheté sa machine avec sa cofiliale, Éclaircie Gaspésie.