Une très bonne année pour le programme MFOR

Depuis 2005, le programme MFOR représente le deux tiers des investissements d’Emploi- Québec dans le secteur forestier. «Pour cette année la tendance se poursuit. Le nombre d’inscription a environ doublé que ce soit pour les travailleurs en emploi ou les personnes sans emploi», informe DAVID MCKEOWN de la direction des communications au ministère de l’Emploi et la Solidarité sociale.

Depuis 2005, le programme MFOR représente le deux tiers des investissements d’Emploi- Québec dans le secteur forestier. «Pour cette année la tendance se poursuit. Le nombre d’inscription a environ doublé que ce soit pour les travailleurs en emploi ou les personnes sans emploi», informe DAVID MCKEOWN de la direction des communications au ministère de l’Emploi et la Solidarité sociale.

Archives LMF

20 Jan. 2014
Marie-Claude Boileau

Bien qu’il soit trop tôt pour qu’Emploi-Québec dresse un bilan du programme MFOR, le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) et la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) soulignent que les formations ont été un succès. Une bonne nouvelle d’autant que le gouvernement du Québec a renouvelé le programme pour les trois prochaines années.

Les deux organisations confirment que le programme MFOR a été fort populaire notamment en raison des nouvelles formations offertes. Deux d’entre elles ont attiré plus de personnes, soit celle pour les opérateurs de machinerie et l’acquisition de compétences techniques contrairement au débroussaillage où chez RESAM un seul projet a été déposé. «Le fait d’avoir bonifié le programme avec d’autres formations a eu un effet positif. Les travailleurs peuvent bénéficier de nouvelles formations, pour de nouvelles compétences», mentionne PASCAL OUELLETTE, directeur adjoint chez RESAM. Dans les formations régulières, l’abattage manuel a continué d’attirer des travailleurs. «Tout est lié au budget des groupements forestiers. Comme il y a eu moins d’argent en débroussaillage, il y a eu un transfert vers l’abattage», avance M. Ouellette.

Du côté de la FQCF, on note aussi un intérêt élevé pour les mêmes formations. «Étant donné que les traitements sylvicoles traditionnels et l’éclaircie précommerciale ont diminué avec le nouveau régime forestier ainsi que les budgets du ministère, les volumes ont baissé et on s’est dirigé vers d’autres travaux», mentionne CLÉMENT AUBIN, conseiller en main-d’oeuvre à la FQCF qui précise que 125 travailleurs de son organisation ont été formés. Il a aussi remarqué un retour vers l’abattage manuel. «On constate que l’éclaircie commerciale commence à prendre plus de place. Les coopératives s’organisent pour répondre à la demande qu’il y aura dans les prochaines années. C’est un phénomène très présent au Bas-Saint-Laurent et Gaspésie parce qu’il y a eu beaucoup de plantation dans ces régions », fait-il remarquer.

À la FQCF, on a dénombré qu’environ 125 travailleurs ont été formés. M. Ouellette fait le même constat. «La foresterie évolue. Les ressources sont limitées au gouvernement. Il faut donc faire des choix. On a beaucoup boisé les forêts au cours des dernières années et on est rendu au stade où il faut réaliser les éclaircies commerciales qui prendront plus de place. Ça va faire en sorte qu’il y a aura une migration des travailleurs vers ces travauxlà », soutient-il. La raison d’être du programme MFOR prend donc tout son sens. «Les travailleurs n’auront pas le choix de devenir plus polyvalents. En forêt, on effectue une multitude de travaux. Si les travailleurs veulent s’assurer d’un nombre de semaines suffisant notamment pour se qualifier à l’assurance-emploi, ils devront de plus en plus exécuter différents travaux», indique le directeur adjoint de RESAM.

Renouvellement

Selon les deux hommes, le renouvellement du programme MFOR pour les trois prochaines années est une excellente nouvelle. Rappelons que le gouvernement a annoncé lors du Rendez-vous sur la forêt québécoise un investissement de 7,2 M$ pour trois ans. Les deux organisations reçoivent donc 800 000$ par année pour offrir le programme.

Pour M. Aubin, le fait que l’avenir de MFOR soit assuré leur permettra de mieux planifier la prochaine cohorte. «Ça va nous permettre de solliciter les coopératives, de les sensibiliser et d’expliquer le fonctionnement du projet. Ainsi, on pourra aller de l’avant dès le printemps. Souvent, ça a un impact sur leur budget d’opération, ça va les aider à planifier une nouvelle ressource, et de réorienter des gens vers d’autres tâches», conclut-il.

Depuis 2005, le programme MFOR représente le deux tiers des investissements d’Emploi- Québec dans le secteur forestier. «Pour cette année la tendance se poursuit. Le nombre d’inscription a environ doublé que ce soit pour les travailleurs en emploi ou les personnes sans emploi», informe DAVID MCKEOWN de la direction des communications au ministère de l’Emploi et la Solidarité sociale. Même si les chiffres finaux ne sont pas encore connus il signale que la cible était de former 365 travailleurs pour les travailleurs sylvicoles.

Un des enjeux du secteur forestier est le recrutement et le maintien de la main-d’oeuvre qui est vieillissante. Les nouvelles formations visaient entre autres à les garder en poste. «Maintenant, il y a des formations de dispensées aux travailleurs de 55 ans et plus pour qu’ils puissent assumer des tâches de techniciens forestier qui sont moins exigeantes physiquement. Ainsi, ils sont maintenus en emploi et continuent à transmettre leur connaissance dans le secteur», soutient-il.