Vers une cartographie de la forêt privée

En 2011, au Rendez-vous de la forêt privée, il y avait eu consensus autour de la nécessité de mieux structurer l’approche en forêt privée pour que le milieu devienne plus performant et compétitif.

En 2011, au Rendez-vous de la forêt privée, il y avait eu consensus autour de la nécessité de mieux structurer l’approche en forêt privée pour que le milieu devienne plus performant et compétitif.

Photo: Guy Lavoie

8 Mai. 2013
Mélanie Grenier

Le besoin avait été identifié au Rendez-vous de la forêt privée 2011. En fait, les personnes alors présentes, dont les représentants de l’organisme RESAM et du ministère des Ressources naturelles (MRN), avaient formulé le voeu de créer un réseau pour l’innovation en forêt privée. Voilà donc qu’un petit projet, qui fait office de premier pas dans cette direction, fait présentement l’objet de discussions et pourrait bien voir le jour sous peu. En fait, RESAM et le MRN se sont tournés du côté de FPInnovations pour étudier la possibilité de cartographier la chaîne de valeur typique des forêts privées.

En 2011, au Rendez-vous de la forêt privée, il y avait eu consensus autour de la nécessité de mieux structurer l’approche en forêt privée pour que le milieu devienne plus performant et compétitif. Avant d’en arriver là, il faut donc travailler à qualifier le réseau. «Il faut trouver les forces et les faiblesses», explique JEANFRANÇOIS GINGRAS, directeur de programme chez FPInnovations. La difficulté de bien analyser la situation réside entre autres dans le fait qu’en forêt privée, les scénarios de production sont nombreux et se déroulent dans des environnements très variés.

Deux régions sous la loupe

Pour se donner une bonne idée de l’état du réseau, ce sont donc deux régions types qui pourraient être analysées. «On veut travailler dans deux régions typiques : une en forêt feuillue et une autre en forêt mixte ou résineuse», précise M. Gingras, ajoutant que les régions qui pourraient être étudiées n’ont toujours pas été déterminées. Pour rassembler l’information, FPInnovations aurait essentiellement recours à des entrevues avec les différents intervenants concernés.

Une cartographie qui n’en est pas une

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le processus de cartographie d’une chaîne de valeur n’implique pas de création de cartes comme tel. «Ce ne sont pas des cartes que nous voulons produire, mais plutôt une schématisation des opérations principales entre le moment où l’arbre est debout et le moment où le produit final est livré au client. C’est un peu semblable à une technique utilisée en génie industriel », explique M. Gingras.

Vers des projets d’innovation

Une fois les données récoltées, il sera possible de les comparer par exemple avec d’autres chaînes de valeur ailleurs. Toujours dans l’objectif de trouver des opportunités d’amélioration dans les domaines de la récolte des bois, du transport et des activités de sylviculture. «Nous croyons que les faiblesses se trouvent dans la question du triage du bois et de la logistique de transport», assure M. Gingras qui attend de pouvoir vérifier tout ça avant de se prononcer définitivement. Mais justement, une fois que les données seront vérifiées, elles seront des outils importants qui aideront à mettre sur pied différents projets d’innovation ou de recherche et développement très ciblés.

Ce n’est qu’un début

Il est clair que les intervenants dans le dossier voient ce projet comme un début. «On voit ça comme une première étape», précise M. Gingras. Cette première cartographie pourrait être suivie par d’autres, plus précises, mais pourrait aussi, déjà, déboucher sur des projets de recherche et de développement, voire sur des améliorations à appliquer immédiatement. FPInnovations s’est donné un échéancier de six mois pour la réalisation de la cartographie en question. Si le mandat est officiellement donné à FPInnovations en avril prochain, la cartographie serait donc fin prête pour septembre 2013. «Ça progresse bien, nous avons déjà eu des approbations non officielles», conclut M. Gingras qui espère bien mettre en branle le projet d’ici peu.