NOUVELLE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE

225 mesures pour réduire la consommation de pétrole

Parmi les nombreuses mesures du Plan directeur, la biomasse forestière qui fait partie des bioénergies peut jouer un rôle important pour atteindre les objectifs. Dans le document, on note que «le recours accru aux bioénergies demeure incontournable pour atteindre tant les cibles de réduction des produits pétroliers de la Politique énergétique 2030 (PEQ 2030) que celles des émissions de GES établies par le gouvernement. Les premières années du plan directeur 2018- 2023 serviront à bâtir les assises nécessaires au développement des différentes filières de bioénergie.»

Parmi les nombreuses mesures du Plan directeur, la biomasse forestière qui fait partie des bioénergies peut jouer un rôle important pour atteindre les objectifs. Dans le document, on note que «le recours accru aux bioénergies demeure incontournable pour atteindre tant les cibles de réduction des produits pétroliers de la Politique énergétique 2030 (PEQ 2030) que celles des émissions de GES établies par le gouvernement. Les premières années du plan directeur 2018- 2023 serviront à bâtir les assises nécessaires au développement des différentes filières de bioénergie.»

Photo: archives LMF

9 Oct. 2018

Le gouvernement du Québec a dévoilé le premier Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du Québec, le 11 juin dernier. Totalisant 225 mesures, l’objectif du document est de réduire la consommation de produits pétroliers et d’améliorer l’efficacité énergétique d’ici 2023.

Guy Lavoie

Pour y parvenir, le Plan directeur, dont la mise en œuvre sera assurée par Transition énergétique Québec (TEQ), dispose d’un budget de 6 milliards de dollars sur 5 ans. De plus, il possède « 15 feuilles de route pour atteindre les objectifs à l’horizon 2030.» Ainsi, le gouvernement prévoit augmenter le recours aux énergies propres, réduire la consommation d’énergie, hausser l’innovation en matière d’efficacité énergétique, de production et de consommation d’énergies renouvelables, favoriser la décarbonisation des transports de personnes et de marchandises, améliorer l’efficacité énergétique moyenne de la société québécoise et de réduire d’ici à 2023 la consommation totale de produits pétroliers de 12,2 % en 2023 par rapport à 2013.

Parmi les nombreuses mesures du Plan directeur, la biomasse forestière qui fait partie des bioénergies peut jouer un rôle important pour atteindre les objectifs. Dans le document, on note que «le recours accru aux bioénergies demeure incontournable pour atteindre tant les cibles de réduction des produits pétroliers de la Politique énergétique 2030 (PEQ 2030) que celles des émissions de GES établies par le gouvernement. Les premières années du plan directeur 2018- 2023 serviront à bâtir les assises nécessaires au développement des différentes filières de bioénergie.»

On rappelle également que les bioénergies aident au développement économique des régions en créant et consolidant des emplois. Pour déployer et optimiser cette filière, on prévoit établir un plan de développement des bioénergies afin de collecter des informations précises, car il y a un manque de données fiables sur la disponibilité de la biomasse et sur la production et la consommation des bioénergies ce qui complique l’exploitation de ces dernières au Québec.

Ensuite, on souhaite investir pour poursuivre, adapter et améliorer les mesures pour stimuler le recours aux bioénergies. Enfin, le gouvernement veut favoriser leur utilisation notamment en augmentant leur part dans les carburants et en continuant avec «l’aide et les investissements pour que les consommateurs utilisent davantage les bioénergies.»

DU CONCRET

EUGÈNE GAGNÉ, directeur adjoint et du développement à la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) et co-porte-parole de Vision Biomasse Québec, trouve «fort intéressant» le Plan directeur. Selon lui, il y a maintenant des éléments plus concrets dans la description des différentes activités. Il se réjouit notamment du budget alloué à l’ensemble des bioénergies qui représente 759 M$ sur 5 ans. Celui pour la biomasse totalise 136M$. «Après de nombreuses années, disons de vaches maigres, là nous avons une perspective pour les 5 prochaines années qui est vraiment intéressante pour appuyer le développement de nombreux projets. C’est très positif. Nous n’avons jamais eu de perspective de cette nature et cette ampleur-là », commente-t-il.

Les demandes de Vision Biomasse Québec, un regroupement d’organismes faisant la promotion de la filière biomasse forestière, ont été écoutées. M. Gagné souligne que des portes ont été ouvertes. Il cite l’exemplarité de l’État, c’est-à-dire que le gouvernement entend donner l’exemple en réduisant sa propre facture notamment en remplaçant le mazout et le propane des bâtiments publics. M. Gagné indique que la biomasse est une solution intéressante pour y parvenir particulièrement en région. L’implantation de réseaux autonomes par Hydro-Québec pourrait permettre aussi l’utilisation de la biomasse tout comme le secteur des biocarburants. À court terme, c’est le chauffage à la biomasse qui permettrait de substituer les combustibles fossiles et d’améliorer l’efficacité énergétique.

M. Gagné est enthousiaste pour l’avenir. Il faut maintenant passer à l’action. Vision Biomasse Québec rencontrera ses membres pour présenter le Plan directeur. Si cet outil est détaillé, il faut voir comment l’appliquer et faire connaître les options, entre autres auprès de la Société québécoise des infrastructures, les hôpitaux ou le réseau d’enseignement supérieur pour ce qui est de l’exemplarité de l’État.

Le co-porte-parole estime qu’il y a également du travail à faire dans la transmission des informations. Par exemple, la FQCF a développé un service de base pour l’approvisionnement en biomasse. « On veut faire mieux connaître les capacités de notre réseau et l’élargir. De plus, on veut travailler avec les acteurs de filière comme les équipementiers qui possèdent de bons équipements. C’est un élément qui peut rassurer les promoteurs ou la clientèle. Il y a aussi la possibilité d’offrir des services clé en main soit de la production à la vente de l’énergie si les clients sont un peu craintifs à l’idée de bien gérer ce type d’équipement là. Je pense que la porte est ouverte pour quelques belles années de développement », soutient-il. S’il est trop tard pour cet automne, M. Gagné estime que plusieurs projets pourraient voir le jour en 2019.

CONFÉRENCE SUR LE CHAUFFAGE À LA BIOMASSE

Le Bureau de la promotion des produits du bois (QWEB), Vision Biomasse Québec, l’Association canadienne des producteurs de granules et la FQCF organisent une conférence sur le chauffage à la biomasse forestière résiduelle le 8 novembre prochain au Hilton Québec, dont le thème sera « À l’heure du déploiement». L’objectif est de faire le point sur les défis et les enjeux du développement de la filière, puis de mettre de l’avant des mesures pour que les acteurs puissent les relever.

Information ici. : conferencechauffagebiomasse.com.