Marc Beaudoin

Continuer d’avancer pour les membres

26 Mai. 2021

Il est parfois essentiel de prendre un pas de recul afin de voir le chemin parcouru. C’est vrai dans le cas des groupements forestiers. Dernièrement, nous avons mandaté une firme indépendante afin d’évaluer la situation de notre réseau et de regarder les éléments qui permettraient d’optimiser les groupements forestiers. Plusieurs suggestions sont incluses dans le rapport, mais aujourd’hui j’aimerais m’attarder sur certains constats qui m’apparaissent très pertinents et qui résument en fait ce qu’est un groupement forestier.

Avec les années, les groupements forestiers ont su démontrer leur importance dans la gestion forestière des propriétés privées. Au service de leurs propriétaires membres, les groupements sont devenus une référence incontournable dans la gestion des programmes gouvernementaux. Ils ont développé un modèle d’affaires robuste, à la mesure de la diversité et du dynamisme des personnes en place. Force est de constater que certains groupements forestiers ont réussi à démontré au fil des ans une grande résilience et dépendent moins des programmes gouvernementaux.

Le propriétaire au centre de nos préoccupations

Alors pourquoi penser à optimiser?  Bien simplement, parce que si on arrête d’avancer, on recule.  L’environnement autour de nous change et on doit composer avec de nouvelles réalités. Une main-d’œuvre plus rare et difficile à retenir. Des besoins des propriétaires membres qui se diversifient. Des obligations environnementales plu exigeantes. Tout cela fait en sorte que les processus doivent changer. Mais encore-là, pourquoi optimiser les opérations?

Parce que la mission des groupements forestiers est au cœur de la détermination de la taille optimale. On entend par taille optimale d’un groupement forestier l’envergure qu’il doit posséder pour maintenir à long terme les services aux membres, préserver une organisation forte et résiliente, retenir et maintenir l’expertise du personnel et être en mesure de générer des retombées socioéconomiques locales et régionales.

À cet effet, les plus récentes études suggèrent que la diversification des revenus dans un domaine d’affaires amène les entreprises à des niveaux plus élevés de résilience et de pérennité. La diversification des revenus se mesure, entre autres, par l’étendue des services qui vont au-delà du programme régulier offert aux membres ou non-membres, ce qui accroit le développement des GF.

Une évolution au service du propriétaire membre

Il est important de faire avancer la vision de développement des groupements forestiers au service de leurs membres et de diminuer leur dépendance aux programmes gouvernementaux afin de garantir à long terme leur pérennité. Les groupements doivent poursuivre leur évolution par la recherche des conditions optimales de développement, dont la taille et la possibilité d’intégration verticale des opportunités d’affaires, ce qui les dynamisera, améliorera les capacités d’investissements et permettra de desservir efficacement un plus grand nombre de propriétaires et de territoires forestiers privés. Ces entreprises collectives se distinguent des autres conseillers forestiers accrédités de par leur pérennité, peu importe les fluctuations des programmes gouvernementaux.

Les premiers bénéficiaires de l’optimisation du modèle d’affaires des groupements forestiers sont les producteurs forestiers.La recherche de la configuration optimale est avant tout une réponse aux besoins croissants de la nouvelle génération de producteurs. Ainsi, la recherche d’une taille optimale doit se traduire par de nombreux avantages pour les membres.

  • Gamme de services plus diversifiée : permettant une meilleure mise en valeur de leurs boisés.
  • Meilleur accès à des travailleurs spécialisés : notamment pour les conseils techniques, l’élaboration de devis, l’assistance dans la réalisation des travaux sylvicoles et/ou d’aménagement faunique et la commercialisation.
  • Meilleur accès aux nouvelles technologies.
  • Possibilité d’obtenir un meilleur prix de vente : grâce au pouvoir de négociation plus élevé.
  • Réduction du cout pour le plan d’aménagement forestier : entre autres, en raison de la réduction des dépenses administratives et de l’augmentation potentielle du volume de travaux .
  • Accès accru à des outils ou de la machinerie : grâce au partage des ressources entre les deux entités.

Dans un contexte où les besoins sont de plus en plus diversifiés et où les ressources, dont la main d’œuvre sont limitées, nous devons continuer notre marche vers l’innovation et l’excellence. C’est ce que demandent les producteurs regroupés!