Aller au-delà des frontières pour mieux servir les membres
Les organisations comme la nôtre évoluent dans un environnement où les attentes sont nombreuses, les ressources limitées et les besoins de modernisation de plus en plus pressants. Chaque décision doit donc être prise avec rigueur, prudence et sens des responsabilités. Il est normal que toute démarche impliquant des collaborations externes, particulièrement à l’international, soit évaluée avec attention.
Notre réseau n’en est pas à ses premiers contacts outre-mer. Une mission avait notamment été réalisée en Suède en 2017. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru. Notre réseau a continué de se structurer, de se professionnaliser et de se consolider. Il a démontré sa capacité à regrouper les forces, à développer des outils communs et à porter des projets collectifs au bénéfice de ses membres. Cette maturité nous amène aujourd’hui à regarder de nouveau vers des partenaires externes alors que les défis auxquels nous faisons face exigent des réponses plus rapides, plus efficaces et mieux partagées.
Depuis trois ans, nous avons investi conjointement, avec quelques partenaires internationaux, dans des travaux ciblés. Ces investissements sont demeurés modestes. Ils visaient principalement à développer certaines solutions technologiques.
Depuis environ un an, les échanges réalisés avec des collaborateurs français nous ont permis de constater que leurs réseaux de forestiers et de regroupements de propriétaires font face à des enjeux très similaires aux nôtres : morcellement de la propriété privée, nécessité de regrouper l’expertise, besoin d’outils technologiques intégrés, pression sur la main-d’œuvre, attentes environnementales croissantes, adaptation aux changements climatiques, exigences de traçabilité et recherche constante d’efficacité opérationnelle.
Les discussions ont aussi permis d’identifier des champs de collaboration très concrets. En technologie, par exemple, plusieurs sujets rejoignent directement nos propres priorités : suivi de chantier, gestion de piles, données de machinerie, planification du transport et outils mobiles terrain. Ce sont des éléments opérationnels, proches du quotidien de nos équipes, qui peuvent réellement améliorer l’efficacité du réseau s’ils sont bien adaptés à notre réalité.
En France, la perception publique des pratiques forestières est un enjeu majeur. À certains endroits, les tensions entre certains groupes environnementaux et les aménagistes forestiers sont très fortes. Des groupes radicaux s’en prennent à des machines et à des bâtiments, dans un contexte où l’opinion publique de la foresterie est décrite comme très difficile. Sans transposer directement cette réalité chez nous, cela nous rappelle l’importance de maintenir un dialogue ouvert. Heureusement, en forêt privée au Québec, un dialogue existe encore entre les organisations de propriétaires, les aménagistes, les communautés et les acteurs environnementaux. Il faut le préserver, l’entretenir et l’améliorer.
Les changements climatiques occupent également une place centrale dans ces échanges. Les partenaires rencontrés sont confrontés à des enjeux majeurs de sécheresse, de migration des essences, de reboisement, de tests d’essences et d’adaptation des travaux sylvicoles. Ces préoccupations rejoignent les nôtres. Elles confirment que l’adaptation de nos pratiques ne peut plus être traitée comme un sujet secondaire.
Même si les cadres réglementaires, les marchés et les façons de faire diffèrent, les grandes questions demeurent les mêmes : comment mieux accompagner les propriétaires? Comment réduire les coûts de développement? Comment accélérer l’innovation? Comment mettre en commun les expertises sans perdre notre autonomie? Du coup, ces échanges deviennent beaucoup plus qu’un simple partage d’information.
Notre réseau n’est pas isolé dans ses défis. Nous avons atteint une taille et un niveau d’expertise qui nous permettent de participer à des collaborations internationales de façon crédible. Nous ne sommes pas dans une posture d’observation passive. Nous avons des solutions, des idées, une expérience terrain et un modèle collaboratif fort à partager. En retour, nous pouvons bénéficier de l'expérience d’organisations qui ont d’autres façons de faire et, qui ont structuré différemment leurs services ou développé certains outils avant nous.
Le contexte financier rend cette approche encore plus pertinente. Les dernières années ont été marquées par un resserrement des finances publiques et par un accès plus restreint aux programmes de soutien à l’innovation. Développer seuls des solutions complexes peut être coûteux, long et risqué. Collaborer avec des partenaires qui travaillent sur des enjeux semblables peut nous permettre de réduire les dédoublements, de partager les risques et de concentrer nos ressources là où elles auront le plus d’impact.
Soyons clairs : toute collaboration internationale doit générer plus de valeur qu’elle n’en coûte. Les retombées devront se traduire concrètement pour les regroupements de propriétaires, les équipes terrain, les propriétaires forestiers et l’ensemble du réseau.
Notre réseau est prêt pour cette étape. Avec prudence, mais aussi avec ambition, nous devons transformer les échanges amorcés en projets structurants et mutuellement bénéfiques. Du coup, les prochaines années pourraient voir apparaître certaines innovations inspirées de ces échanges, dans un esprit de réciprocité où les expertises et les outils développés au Québec pourront aussi être mis à contribution.
Notre réseau n’en est pas à ses premiers contacts outre-mer. Une mission avait notamment été réalisée en Suède en 2017. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru. Notre réseau a continué de se structurer, de se professionnaliser et de se consolider. Il a démontré sa capacité à regrouper les forces, à développer des outils communs et à porter des projets collectifs au bénéfice de ses membres. Cette maturité nous amène aujourd’hui à regarder de nouveau vers des partenaires externes alors que les défis auxquels nous faisons face exigent des réponses plus rapides, plus efficaces et mieux partagées.
Depuis trois ans, nous avons investi conjointement, avec quelques partenaires internationaux, dans des travaux ciblés. Ces investissements sont demeurés modestes. Ils visaient principalement à développer certaines solutions technologiques.
Depuis environ un an, les échanges réalisés avec des collaborateurs français nous ont permis de constater que leurs réseaux de forestiers et de regroupements de propriétaires font face à des enjeux très similaires aux nôtres : morcellement de la propriété privée, nécessité de regrouper l’expertise, besoin d’outils technologiques intégrés, pression sur la main-d’œuvre, attentes environnementales croissantes, adaptation aux changements climatiques, exigences de traçabilité et recherche constante d’efficacité opérationnelle.
Les discussions ont aussi permis d’identifier des champs de collaboration très concrets. En technologie, par exemple, plusieurs sujets rejoignent directement nos propres priorités : suivi de chantier, gestion de piles, données de machinerie, planification du transport et outils mobiles terrain. Ce sont des éléments opérationnels, proches du quotidien de nos équipes, qui peuvent réellement améliorer l’efficacité du réseau s’ils sont bien adaptés à notre réalité.
En France, la perception publique des pratiques forestières est un enjeu majeur. À certains endroits, les tensions entre certains groupes environnementaux et les aménagistes forestiers sont très fortes. Des groupes radicaux s’en prennent à des machines et à des bâtiments, dans un contexte où l’opinion publique de la foresterie est décrite comme très difficile. Sans transposer directement cette réalité chez nous, cela nous rappelle l’importance de maintenir un dialogue ouvert. Heureusement, en forêt privée au Québec, un dialogue existe encore entre les organisations de propriétaires, les aménagistes, les communautés et les acteurs environnementaux. Il faut le préserver, l’entretenir et l’améliorer.
Les changements climatiques occupent également une place centrale dans ces échanges. Les partenaires rencontrés sont confrontés à des enjeux majeurs de sécheresse, de migration des essences, de reboisement, de tests d’essences et d’adaptation des travaux sylvicoles. Ces préoccupations rejoignent les nôtres. Elles confirment que l’adaptation de nos pratiques ne peut plus être traitée comme un sujet secondaire.
Même si les cadres réglementaires, les marchés et les façons de faire diffèrent, les grandes questions demeurent les mêmes : comment mieux accompagner les propriétaires? Comment réduire les coûts de développement? Comment accélérer l’innovation? Comment mettre en commun les expertises sans perdre notre autonomie? Du coup, ces échanges deviennent beaucoup plus qu’un simple partage d’information.
Notre réseau n’est pas isolé dans ses défis. Nous avons atteint une taille et un niveau d’expertise qui nous permettent de participer à des collaborations internationales de façon crédible. Nous ne sommes pas dans une posture d’observation passive. Nous avons des solutions, des idées, une expérience terrain et un modèle collaboratif fort à partager. En retour, nous pouvons bénéficier de l'expérience d’organisations qui ont d’autres façons de faire et, qui ont structuré différemment leurs services ou développé certains outils avant nous.
Le contexte financier rend cette approche encore plus pertinente. Les dernières années ont été marquées par un resserrement des finances publiques et par un accès plus restreint aux programmes de soutien à l’innovation. Développer seuls des solutions complexes peut être coûteux, long et risqué. Collaborer avec des partenaires qui travaillent sur des enjeux semblables peut nous permettre de réduire les dédoublements, de partager les risques et de concentrer nos ressources là où elles auront le plus d’impact.
Soyons clairs : toute collaboration internationale doit générer plus de valeur qu’elle n’en coûte. Les retombées devront se traduire concrètement pour les regroupements de propriétaires, les équipes terrain, les propriétaires forestiers et l’ensemble du réseau.
Notre réseau est prêt pour cette étape. Avec prudence, mais aussi avec ambition, nous devons transformer les échanges amorcés en projets structurants et mutuellement bénéfiques. Du coup, les prochaines années pourraient voir apparaître certaines innovations inspirées de ces échanges, dans un esprit de réciprocité où les expertises et les outils développés au Québec pourront aussi être mis à contribution.
Dernière édition
Octobre-novembre 2026