La concertation et les partenariats au cœur de la résilience forestière
Je n’ai certainement pas besoin de vous convaincre que ça va mal dans le secteur forestier. Le secteur traverse, en effet, l’une des périodes les plus complexes de son histoire. Entre les tarifs compensateurs et antidumping des États-Unis de 35,16 %, la taxe de 10 % ad valorem qui s’ajoute, les problèmes de compétitivité du secteur forestier québécois, notamment, en raison d’un régime forestier qui a fait exploser les coûts, les baisses de possibilité forestière dues aux incendies de forêt, aux épidémies d’insectes et au sous-financement des travaux sylvicoles non commerciaux, de même que les annonces de baisses de rémunération pour les entreprises et les travailleurs sylvicoles, aucune entreprise, si grande soit-elle, ne peut envisager naviguer seule dans cette tempête sans risquer de faire naufrage.
La collaboration et la mobilisation des acteurs dans les moments de crise sont certainement les meilleures bouées de sauvetage que l’on peut trouver. Elles ne sont pas juste souhaitables, elles sont devenues une nécessité vitale.
Une force de frappe politique plus importante
Diviser pour mieux régner est une stratégie politique utilisée depuis des siècles visant à affaiblir les adversaires en semant la discorde pour mieux les dominer. Tout le monde le sait, mais comme il est plus facile de se replier sur soi dans les moments difficiles, c’est souvent ce que les personnes choisissent de faire, alors qu’au contraire il faut communiquer plus que jamais, se concerter et élaborer des stratégies communes. Un secteur morcelé est un secteur vulnérable.
En se concertant, les entreprises peuvent exiger des mesures concrètes pour aider l’ensemble de la filière. Comme chaque sous-secteur d’activité fait partie de la chaîne de valeur forestière, chaque gain qui renforce un maillon solidifie l’entièreté de la chaîne. La voix d'un regroupement d’entreprises, d’entrepreneurs et de communautés forestières porte bien plus loin que des demandes isolées.
Chaque entreprise devrait approcher ses élus locaux pour leur faire comprendre l’urgence d’agir pour aider la filière forestière à traverser cette tempête. Tous les maires, préfets et députés des régions doivent être conscients des conséquences d’une inaction politique pour l’avenir des régions. Il y a urgence d’agir, car certaines entreprises ne tiennent qu’à un fil. Le secteur forestier n’est pas une chose du passé, il fait vivre des travailleurs et des communautés dans toutes les régions du Québec.
C’est pourquoi notre organisation, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), s’active à se concerter avec les différents partenaires du secteur pour demander des aides concrètes à court et moyen termes pour soutenir la filière. Une conférence de presse est en préparation avec les associations du secteur. Un feuillet de représentation pour la sylviculture a été transmis aux membres pour les aider dans leurs rencontres avec les élus. Des rencontres sont prévues dans les prochains jours avec les centrales syndicales et d’autres rencontres avec des élus sont planifiées.
Plus grande acceptabilité sociale et meilleur partage du territoire
S’il y a bien une chose que nous avons retenue avec l’abandon du projet de loi no 97 visant à moderniser le régime forestier, c’est que le manque de concertation et de communication entraîne l’échec à coup sûr. Comme la forêt est un bien commun, la concertation avec les différents acteurs du territoire est indispensable pour harmoniser l'exploitation forestière avec les attentes des Premières Nations, les impératifs de biodiversité (aires protégées, caribous forestiers et montagnards, etc.) et les besoins des communautés locales. Il ne faut pas attendre le gouvernement pour se parler. Nous pouvons, dès maintenant, entamer les discussions pour tenter de trouver des propositions consensuelles. Une approche concertée réduira les risques de conflits d'usage et de blocus à court terme et nous permettra peut-être à plus long terme de trouver la voie vers un régime forestier plus agile et ayant une meilleure acceptabilité.
En choisissant la concertation, les entreprises ne se protègent pas seulement elles-mêmes, elles s’appliquent à solidifier la chaîne de valeur forestière et à conserver les 55 700 emplois directs, les 30 000 emplois indirects et les centaines de municipalités de régions qui dépendent directement de la vigueur du secteur forestier. Ne croyez-vous pas que ça vaut la peine de s’y attarder?
La collaboration et la mobilisation des acteurs dans les moments de crise sont certainement les meilleures bouées de sauvetage que l’on peut trouver. Elles ne sont pas juste souhaitables, elles sont devenues une nécessité vitale.
Une force de frappe politique plus importante
Diviser pour mieux régner est une stratégie politique utilisée depuis des siècles visant à affaiblir les adversaires en semant la discorde pour mieux les dominer. Tout le monde le sait, mais comme il est plus facile de se replier sur soi dans les moments difficiles, c’est souvent ce que les personnes choisissent de faire, alors qu’au contraire il faut communiquer plus que jamais, se concerter et élaborer des stratégies communes. Un secteur morcelé est un secteur vulnérable.
En se concertant, les entreprises peuvent exiger des mesures concrètes pour aider l’ensemble de la filière. Comme chaque sous-secteur d’activité fait partie de la chaîne de valeur forestière, chaque gain qui renforce un maillon solidifie l’entièreté de la chaîne. La voix d'un regroupement d’entreprises, d’entrepreneurs et de communautés forestières porte bien plus loin que des demandes isolées.
Chaque entreprise devrait approcher ses élus locaux pour leur faire comprendre l’urgence d’agir pour aider la filière forestière à traverser cette tempête. Tous les maires, préfets et députés des régions doivent être conscients des conséquences d’une inaction politique pour l’avenir des régions. Il y a urgence d’agir, car certaines entreprises ne tiennent qu’à un fil. Le secteur forestier n’est pas une chose du passé, il fait vivre des travailleurs et des communautés dans toutes les régions du Québec.
C’est pourquoi notre organisation, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), s’active à se concerter avec les différents partenaires du secteur pour demander des aides concrètes à court et moyen termes pour soutenir la filière. Une conférence de presse est en préparation avec les associations du secteur. Un feuillet de représentation pour la sylviculture a été transmis aux membres pour les aider dans leurs rencontres avec les élus. Des rencontres sont prévues dans les prochains jours avec les centrales syndicales et d’autres rencontres avec des élus sont planifiées.
Plus grande acceptabilité sociale et meilleur partage du territoire
S’il y a bien une chose que nous avons retenue avec l’abandon du projet de loi no 97 visant à moderniser le régime forestier, c’est que le manque de concertation et de communication entraîne l’échec à coup sûr. Comme la forêt est un bien commun, la concertation avec les différents acteurs du territoire est indispensable pour harmoniser l'exploitation forestière avec les attentes des Premières Nations, les impératifs de biodiversité (aires protégées, caribous forestiers et montagnards, etc.) et les besoins des communautés locales. Il ne faut pas attendre le gouvernement pour se parler. Nous pouvons, dès maintenant, entamer les discussions pour tenter de trouver des propositions consensuelles. Une approche concertée réduira les risques de conflits d'usage et de blocus à court terme et nous permettra peut-être à plus long terme de trouver la voie vers un régime forestier plus agile et ayant une meilleure acceptabilité.
En choisissant la concertation, les entreprises ne se protègent pas seulement elles-mêmes, elles s’appliquent à solidifier la chaîne de valeur forestière et à conserver les 55 700 emplois directs, les 30 000 emplois indirects et les centaines de municipalités de régions qui dépendent directement de la vigueur du secteur forestier. Ne croyez-vous pas que ça vaut la peine de s’y attarder?
Dernière édition
Mars 2026