Nouveau camp mobile : Boisaco aux petits soins avec ses travailleurs
Afin de donner un coup de pouce à ses travailleurs en leur évitant de longs déplacements sur les chemins forestiers au début et en fin de journée, Boisaco vient de se doter d’un tout nouveau camp mobile pouvant accueillir jusqu’à 45 personnes. Une façon concrète d’améliorer les conditions de travail et la sécurité de ses équipes!
Dany Rousseau
Pour les travailleurs de récolte œuvrant pour Boisaco, certaines journées de travail avaient tendance à s’étirer de façon exagérée. En plus des périodes de travail pouvant aller jusqu’à 12 heures, il leur fallait souvent faire une heure, parfois même une heure et demie de route pour se rendre au chantier, à l’aller le matin comme au retour le soir. « On avait une préoccupation importante pour nos travailleurs, pour qui ça pouvait devenir très lourd, surtout que le travail est à recommencer le lendemain », résume JULIE LABILLE, coordonnatrice des communications et du développement stratégique chez Boisaco et présidente de la Coopérative des travailleurs forestiers de Sainte-Marguerite (COFOR).
Cette réalité a amené Boisaco à chercher une solution différente : plutôt que de demander continuellement aux travailleurs de parcourir de longues distances, pourquoi ne pas tout simplement rapprocher le camp? C’est ainsi qu’a pris forme l’idée de se doter d’un nouveau camp mobile.
Un véritable camp conçu pour déménager
L’hiver dernier, le mandat de conception et de fabrication a été confié à Location Roulottes RL, une entreprise du Saguenay–Lac-Saint-Jean possédant déjà une expertise dans la fabrication de roulottes de chantier et de camps forestiers. Construit en six mois environ, le nouveau camp, en opération depuis déjà quelques semaines, comprend cinq modules d’hébergement dotés de chambres simples et doubles pouvant accueillir au total jusqu’à 45 personnes, auxquels s’ajoutent un module de cuisine, un module de sanitaires pour les toilettes et douches, de même qu’un module combinant salon, bureau et entrepôt.
Des entrepreneurs forestiers accompagnés de leurs équipes de récolte, des superviseurs, de même que d’autres employés d’entretien et de gestion du camp ont donc commencé à y séjourner. « On songe à quelques améliorations comme pour la cuisine, qui pourrait être agrandie ou complétée par un module supplémentaire. Dans l’ensemble, les commentaires recueillis jusqu’à maintenant sont toutefois très positifs. Les gens apprécient cette amélioration qui vise à alléger leurs journées », explique Mme Labille.
Des chantiers très dispersés
Avec une aire d’approvisionnement s’étendant sur un immense territoire comprenant la Côte-Nord et une partie du Saguenay, la nouvelle acquisition de Boisaco est loin de s’avérer un luxe. « On fait ça avant tout pour nos travailleurs. Quand on pense au trafic lourd qui circule sur les chemins forestiers, il nous incombe d’assurer leur sécurité », tient à dire Mme Labille.
Notons que l’entreprise de propriété collective possède aussi cinq camps forestiers fixes répartis sur le territoire. Le camp mobile constituera un nouvel outil permettant de mieux gérer la planification des opérations. En fonction des secteurs de récolte, on prévoit déplacer le camp mobile une ou deux fois par année. Il faut dire que le déplacement complet demeure une opération importante. À chaque occasion, il faut compter environ une semaine pour déménager le camp et le remettre en service.
Si l’objectif est d’installer le camp à proximité des sites de récolte, soit idéalement à une distance de 15 minutes ou moins de route, il importe également de s’assurer de disposer d’un espace assez grand et relativement plat, dans la mesure du possible, pour accueillir les huit modules et les autres équipements nécessaires.
Ne rien laisser derrière
La mobilité ne concerne pas seulement les bâtiments. Les installations électriques, l’alimentation en eau et le traitement des eaux usées ont également été conçus pour pouvoir suivre le camp. « Le but, c’est vraiment de ne pas laisser de traces derrière nous », indique Julie Labille.
Le camp dispose ainsi d’un système de traitement des eaux usées. Une partie de l’eau peut être traitée suffisamment pour être retournée dans l’environnement de façon sécuritaire, tandis que les résidus qui ne peuvent l’être sont conservés avant d’être récupérés par camion, selon un principe comparable à celui d’une fosse septique.
Pour son alimentation électrique, Boisaco a par ailleurs pu récupérer une génératrice provenant d’un camp qui n’était plus utilisé. Une façon de réduire une partie des coûts du projet. Le camp ne sera toutefois pas utilisé pendant l’hiver. Les installations d’eau et de traitement des eaux sont vulnérables au gel. Le réseau sera donc purgé avant la saison froide et remis en fonction au printemps. Il devrait ainsi être utilisé environ huit mois par année.
« On vient de se doter d’un nouvel outil qui nous sera très utile dans notre gestion des opérations. Notre objectif est de bien traiter nos équipes pour prévenir la fatigue et favoriser les meilleures conditions d’emploi », conclut Julie Labille.
Dany Rousseau
Pour les travailleurs de récolte œuvrant pour Boisaco, certaines journées de travail avaient tendance à s’étirer de façon exagérée. En plus des périodes de travail pouvant aller jusqu’à 12 heures, il leur fallait souvent faire une heure, parfois même une heure et demie de route pour se rendre au chantier, à l’aller le matin comme au retour le soir. « On avait une préoccupation importante pour nos travailleurs, pour qui ça pouvait devenir très lourd, surtout que le travail est à recommencer le lendemain », résume JULIE LABILLE, coordonnatrice des communications et du développement stratégique chez Boisaco et présidente de la Coopérative des travailleurs forestiers de Sainte-Marguerite (COFOR).
Cette réalité a amené Boisaco à chercher une solution différente : plutôt que de demander continuellement aux travailleurs de parcourir de longues distances, pourquoi ne pas tout simplement rapprocher le camp? C’est ainsi qu’a pris forme l’idée de se doter d’un nouveau camp mobile.
Un véritable camp conçu pour déménager
L’hiver dernier, le mandat de conception et de fabrication a été confié à Location Roulottes RL, une entreprise du Saguenay–Lac-Saint-Jean possédant déjà une expertise dans la fabrication de roulottes de chantier et de camps forestiers. Construit en six mois environ, le nouveau camp, en opération depuis déjà quelques semaines, comprend cinq modules d’hébergement dotés de chambres simples et doubles pouvant accueillir au total jusqu’à 45 personnes, auxquels s’ajoutent un module de cuisine, un module de sanitaires pour les toilettes et douches, de même qu’un module combinant salon, bureau et entrepôt.
Des entrepreneurs forestiers accompagnés de leurs équipes de récolte, des superviseurs, de même que d’autres employés d’entretien et de gestion du camp ont donc commencé à y séjourner. « On songe à quelques améliorations comme pour la cuisine, qui pourrait être agrandie ou complétée par un module supplémentaire. Dans l’ensemble, les commentaires recueillis jusqu’à maintenant sont toutefois très positifs. Les gens apprécient cette amélioration qui vise à alléger leurs journées », explique Mme Labille.
Des chantiers très dispersés
Avec une aire d’approvisionnement s’étendant sur un immense territoire comprenant la Côte-Nord et une partie du Saguenay, la nouvelle acquisition de Boisaco est loin de s’avérer un luxe. « On fait ça avant tout pour nos travailleurs. Quand on pense au trafic lourd qui circule sur les chemins forestiers, il nous incombe d’assurer leur sécurité », tient à dire Mme Labille.
Notons que l’entreprise de propriété collective possède aussi cinq camps forestiers fixes répartis sur le territoire. Le camp mobile constituera un nouvel outil permettant de mieux gérer la planification des opérations. En fonction des secteurs de récolte, on prévoit déplacer le camp mobile une ou deux fois par année. Il faut dire que le déplacement complet demeure une opération importante. À chaque occasion, il faut compter environ une semaine pour déménager le camp et le remettre en service.
Si l’objectif est d’installer le camp à proximité des sites de récolte, soit idéalement à une distance de 15 minutes ou moins de route, il importe également de s’assurer de disposer d’un espace assez grand et relativement plat, dans la mesure du possible, pour accueillir les huit modules et les autres équipements nécessaires.
Ne rien laisser derrière
La mobilité ne concerne pas seulement les bâtiments. Les installations électriques, l’alimentation en eau et le traitement des eaux usées ont également été conçus pour pouvoir suivre le camp. « Le but, c’est vraiment de ne pas laisser de traces derrière nous », indique Julie Labille.
Le camp dispose ainsi d’un système de traitement des eaux usées. Une partie de l’eau peut être traitée suffisamment pour être retournée dans l’environnement de façon sécuritaire, tandis que les résidus qui ne peuvent l’être sont conservés avant d’être récupérés par camion, selon un principe comparable à celui d’une fosse septique.
Pour son alimentation électrique, Boisaco a par ailleurs pu récupérer une génératrice provenant d’un camp qui n’était plus utilisé. Une façon de réduire une partie des coûts du projet. Le camp ne sera toutefois pas utilisé pendant l’hiver. Les installations d’eau et de traitement des eaux sont vulnérables au gel. Le réseau sera donc purgé avant la saison froide et remis en fonction au printemps. Il devrait ainsi être utilisé environ huit mois par année.
« On vient de se doter d’un nouvel outil qui nous sera très utile dans notre gestion des opérations. Notre objectif est de bien traiter nos équipes pour prévenir la fatigue et favoriser les meilleures conditions d’emploi », conclut Julie Labille.
Dernière édition
Septembre 2026