Un nouveau séchoir Cathild à grande capacité
Un séchoir Cathild de grande capacité tout en étant économe d’énergie, car fonctionnant à basse température, tel est le nouvel équipement dont s’est doté Art Massif pour produire ses pièces de construction architecturale en lamellé-collé Aspen Pure, fabriquées à base de peuplier faux-tremble.
Dany Rousseau
Très présent au Québec, le peuplier faux-tremble est encore peu utilisé par l’industrie principalement en raison des difficultés de transformation qui y sont associées. Avant le séchage, il s’agit d’une essence qui peut être affectée par les moisissures. Pendant le séchage, on évoque des risques de déformation, d’encroûtement, de variations de dimensions, ou encore de persistance de poches d’humidité. Et après le séchage, il est question d’un bois sensible aux variations d’humidité.
« Art Massif fabrique des constructions architecturales en bois lamellé-collé. Il s’agit de pièces massives. Or, pour garantir la résistance dans le temps, ces planches assemblées par collage doivent bénéficier d’une humidité homogène et uniforme. À défaut de quoi, s’il y a une pièce qui menace de décoller, par exemple, parce qu’il reste une poche d’eau, tout l'ensemble peut être perdu », explique le président-directeur général de Cathild Industrie, Marc Cikankowitz.
Dans le cas des installations d’Art Massif à Saint-Jean-Port-Joli, le défi ne s’arrête pas là, car l’entreprise s’approvisionne de plusieurs scieries. Ainsi, la qualité et l’humidité du bois livré peuvent grandement varier.
Premier du genre à être installé au Québec, le séchoir Cathild agit comme une vaste zone de conditionnement. Les camions peuvent être déchargés et le bois placé rapidement dans un environnement contrôlé, où la température et l’humidité sont maintenues de façon constante. L’objectif n’est pas seulement d’extraire de l’eau, mais de rapprocher progressivement les différentes pièces d’un même état d’équilibre.
Les nouvelles installations comprennent trois zones divisées en six demi-zones, chacune pouvant accueillir approximativement le contenu de deux ou trois camions. Cette configuration permet de recevoir les lots au rythme des arrivages plutôt que d’attendre la constitution d’un chargement complet et uniforme. Le séchoir de grande capacité à basse température de Cathild est justement conçu pour fonctionner en continu et pour recevoir des bois d’essences ou de tailles différentes.
Le nouvel équipement d’Art Massif se démarque aussi par sa faible consommation d’énergie. Dans le séchoir, les transferts de chaleur et d’humidité s’effectuent en grande partie entre les différents volumes de bois entreposés. Lorsqu’un nouveau chargement froid ou fraîchement scié entre dans l’installation, il bénéficie de la chaleur déjà accumulée par les lots plus avancés dans leur cycle. L’humidité se déplace également avec les flux d’air contrôlés. Cette inertie interne réduit le recours à des systèmes extérieurs de récupération d’énergie. Les données de Cathild font ainsi état d’une consommation qui se situe sous 0,9 kilowattheure par litre d’eau retiré, comparativement à environ 1,4 kilowattheure pour les procédés conventionnels.
« Avec notre système de régulation très précis, la géométrie du séchoir et la disposition des équipements, on obtient un séchage égal en tout point. Pour y arriver, pas besoin de « sursécher » le bois comme ont tendance à le faire les Américains qui veulent tout faire vite. En agissant lentement et avec précision, on optimise le cycle et on préserve le bois clair », fait valoir M. Cikankowitz.
Essence intermédiaire entre le bois dur et le bois mou, le peuplier faux-tremble bénéficie d’un tel processus. Un traitement trop rapide risquerait d’accentuer ses irrégularités naturelles, alors qu’une façon de faire plus douce laisse le temps à l’humidité de migrer hors du bois de façon plus homogène.
Leader mondial dans le domaine du séchage du bois, l’entreprise française est présente au Québec depuis 1990 par l’intermédiaire de sa filiale de Victoriaville. « On connait bien la réalité québécoise et on est toujours intéressés à y développer des partenariats », souligne M. Cikankowitz.
Comparativement au Québec, le peuplier faux-tremble est davantage valorisé en Europe où on le retrouve, par exemple, dans les lattes de sommiers de lit, de même que dans les panneaux lattés et contreplaqués. Dans les prochaines années, le PDG de Cathild ne serait pas étonné que cette essence gagne en popularité chez nous. « Vous avez une belle ressource qui est présente en grande quantité. Si on peut vous aider à valoriser le peuplier faux-tremble ou pour d’autres activités liées au séchage du bois, cela va nous faire plaisir », conclut-il.
Dany Rousseau
Très présent au Québec, le peuplier faux-tremble est encore peu utilisé par l’industrie principalement en raison des difficultés de transformation qui y sont associées. Avant le séchage, il s’agit d’une essence qui peut être affectée par les moisissures. Pendant le séchage, on évoque des risques de déformation, d’encroûtement, de variations de dimensions, ou encore de persistance de poches d’humidité. Et après le séchage, il est question d’un bois sensible aux variations d’humidité.
« Art Massif fabrique des constructions architecturales en bois lamellé-collé. Il s’agit de pièces massives. Or, pour garantir la résistance dans le temps, ces planches assemblées par collage doivent bénéficier d’une humidité homogène et uniforme. À défaut de quoi, s’il y a une pièce qui menace de décoller, par exemple, parce qu’il reste une poche d’eau, tout l'ensemble peut être perdu », explique le président-directeur général de Cathild Industrie, Marc Cikankowitz.
Dans le cas des installations d’Art Massif à Saint-Jean-Port-Joli, le défi ne s’arrête pas là, car l’entreprise s’approvisionne de plusieurs scieries. Ainsi, la qualité et l’humidité du bois livré peuvent grandement varier.
Premier du genre à être installé au Québec, le séchoir Cathild agit comme une vaste zone de conditionnement. Les camions peuvent être déchargés et le bois placé rapidement dans un environnement contrôlé, où la température et l’humidité sont maintenues de façon constante. L’objectif n’est pas seulement d’extraire de l’eau, mais de rapprocher progressivement les différentes pièces d’un même état d’équilibre.
Les nouvelles installations comprennent trois zones divisées en six demi-zones, chacune pouvant accueillir approximativement le contenu de deux ou trois camions. Cette configuration permet de recevoir les lots au rythme des arrivages plutôt que d’attendre la constitution d’un chargement complet et uniforme. Le séchoir de grande capacité à basse température de Cathild est justement conçu pour fonctionner en continu et pour recevoir des bois d’essences ou de tailles différentes.
Le nouvel équipement d’Art Massif se démarque aussi par sa faible consommation d’énergie. Dans le séchoir, les transferts de chaleur et d’humidité s’effectuent en grande partie entre les différents volumes de bois entreposés. Lorsqu’un nouveau chargement froid ou fraîchement scié entre dans l’installation, il bénéficie de la chaleur déjà accumulée par les lots plus avancés dans leur cycle. L’humidité se déplace également avec les flux d’air contrôlés. Cette inertie interne réduit le recours à des systèmes extérieurs de récupération d’énergie. Les données de Cathild font ainsi état d’une consommation qui se situe sous 0,9 kilowattheure par litre d’eau retiré, comparativement à environ 1,4 kilowattheure pour les procédés conventionnels.
« Avec notre système de régulation très précis, la géométrie du séchoir et la disposition des équipements, on obtient un séchage égal en tout point. Pour y arriver, pas besoin de « sursécher » le bois comme ont tendance à le faire les Américains qui veulent tout faire vite. En agissant lentement et avec précision, on optimise le cycle et on préserve le bois clair », fait valoir M. Cikankowitz.
Essence intermédiaire entre le bois dur et le bois mou, le peuplier faux-tremble bénéficie d’un tel processus. Un traitement trop rapide risquerait d’accentuer ses irrégularités naturelles, alors qu’une façon de faire plus douce laisse le temps à l’humidité de migrer hors du bois de façon plus homogène.
Leader mondial dans le domaine du séchage du bois, l’entreprise française est présente au Québec depuis 1990 par l’intermédiaire de sa filiale de Victoriaville. « On connait bien la réalité québécoise et on est toujours intéressés à y développer des partenariats », souligne M. Cikankowitz.
Comparativement au Québec, le peuplier faux-tremble est davantage valorisé en Europe où on le retrouve, par exemple, dans les lattes de sommiers de lit, de même que dans les panneaux lattés et contreplaqués. Dans les prochaines années, le PDG de Cathild ne serait pas étonné que cette essence gagne en popularité chez nous. « Vous avez une belle ressource qui est présente en grande quantité. Si on peut vous aider à valoriser le peuplier faux-tremble ou pour d’autres activités liées au séchage du bois, cela va nous faire plaisir », conclut-il.
Dernière édition
Juillet-août 2026