Roger Robitaille: lauréat du prix RESAM

Guy Lavoie, directeur général des Éditions Forestières, Rénald Bernier, président de RESAM, Christiane et Roger Robitaille.

Guy Lavoie, directeur général des Éditions Forestières, Rénald Bernier, président de RESAM, Christiane et Roger Robitaille.

3 Oct. 2018

Depuis maintenant 20 ans, ROGER ROBITAILLE se fait un devoir de travailler fort pour permettre de publier un journal de qualité aux coopérants et propriétaires forestiers avec le journal Le Monde Forestier. Directeur de la publicité pour le mensuel, celui-ci se destinait pourtant à la radio. D’ailleurs, sa voix, chaleureuse et grave, est reconnaissable parmi plusieurs. Fier papa et grand-papa, c’est pour le dévouement dans son travail que le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) souhaite l’honorer en lui remettant le prix RESAM.

Marie-Claude Boileau et Guy Lavoie

Roger Robitaille a grandi à Sainte-Catherine- de-la-Jacques-Cartier dans la région de la Capitale- Nationale. C’est là qu’il a créé ses premiers liens avec le secteur forestier. Son grand-père a travaillé pour l’École forestière de Duchesnay comme homme d’entretien pour leurs bâtiments. «Je me rappelle de le voir partir avec sa boite à lunch sous le bras. Il avait à ma connaissance un 3 ou 4 km à faire avant d’arriver au travail. Il voyageait à pied matin et soir. Il a fait ça durant une vingtaine d’années », raconte-t-il.

Après le secondaire, M. Robitaille quitte son village pour aller étudier en communication à Québec. Son ambition est de travailler en radio. «À cette époque-là, je devais avoir 15-16 ans, j’écoutais beaucoup la radio autant musicale que parlée, en français et en anglais. Ça me fascinait beaucoup. Je voulais être animateur, mais pas nécessairement animer, mais quelque chose de connexe », relate-t-il.

Après sa formation, il entreprend une carrière radiophonique. En 1968, il commence à la station de radio de Sainte-Agathe-des-Monts. Deux ans plus tard, il est de retour à Québec pour CKCV, aujourd’hui fermé, qui a vu d’importantes personnalités à son micro, dont Saint-Georges Côté. «J’ai été animateur de nuit durant près de deux ans. Mais, je suis parti parce que je trouvais ça difficile d’être de soir tout le temps », indique-t-il.

Il poursuit ensuite dans le même domaine, mais dans la région de Kamouraska. Il a travaillé comme animateur et journaliste à la station de La Pocatière durant environ quatre ans. Par la suite, il participe à l’ouverture de la station de radio de Sainte-Marie-de-Beauce en 1973. Animateur, puis directeur de la programmation, il reste en poste jusqu’en 1988-89. Puisque les enfants ont grandi, sa conjointe et lui désirent revenir à Québec. Il se trouve un emploi à la direction d’un service qui était contractuel avec Bell Canada pour faire des messages enregistrés.

Deux ans plus tard, il est engagé comme directeur de développement pour une revue d’affaires à Québec. «C’est grâce à ça que j’ai postulé pour un emploi aux Éditions Forestières où je suis arrivé en 1997 », explique-t-il. M. Robitaille n’a pas délaissé pour autant la radio. Il continue de façon bénévole. Il a d’ailleurs une chronique littéraire hebdomadaire sur les ondes de la station de La Pocatière.

CONTACTS

Ce qu’il aime dans son travail avec Le Monde Forestier est le volet communication. «Je suis toujours en contact avec les gens des groupements et des coopératives forestières. Comme directeur de la publicité, je travaille également avec des personnes en lien avec l’exploitation forestière, la machinerie, les grands et petits services forestiers, les ingénieurs, etc. Ça reste lié à la communication », note-t-il.

Au fil des ans, il a développé des liens étroits avec les coopératives et les groupements forestiers. Il communique régulièrement avec leurs directions. «C’est toujours intéressant de connaître leur cheminement, leurs projets pour en faire part dans le journal. On garde aussi une place égale entre les groupements et les coopératives », indique-t-il.

Depuis 20 ans, son travail a beaucoup évolué. À son arrivée, la compagnie publiait deux journaux différents, Le Coopérateur Forestier et Le RESAM Forestier. Ce n’est que quelques années plus tard que les deux fusionnent pour des raisons pratiques et de rentabilité. La venue d’Internet a bouleversé ses habitudes. «Nous sommes un média très spécialisé qui s’adresse à une clientèle spécifique. Toutefois, je pense que nos lecteurs ont conservé un certain attachement au journal papier ce qui a fait que nous sommes toujours là », soutient-il. Il ajoute que ça ne les a pas empêchés de lancer leur propre site web. «On s’acclimate avec l’intérêt et notre volet web tout en publiant régulièrement sur papier. Aussi, on essaie toujours de diversifier davantage le journal pour que les gens continuent à apprécier la version papier qu’ils reçoivent par la poste neuf fois par année », mentionne-t-il.

Comme pour les autres médias traditionnels, une partie de la publicité a glissé vers le web. Mais le directeur de la publicité mentionne que le bouleversement est moindre dans le cas du Monde Forestier. «Nous sommes touchés, mais pas autant que les journaux hebdomadaires ou quotidiens. Le Monde Forestier a la chance de rassembler l’actualité forestière qui s’est déroulée durant les dernières semaines et en faire le portrait en une vingtaine de pages », souligne-t-il.

Depuis les premiers jours aux Éditions Forestières, M. Robitaille s’est toujours fixé comme objectif que le journal devienne le média le plus important pour le domaine forestier au Québec. «J’ai toujours gardé ce défi en tête », dit-il.

LA RETRAITE : PAS TOUT DE SUITE

M. Robitaille ne possède pas de lots boisés, mais ses parents et grands-parents en avaient. Sa famille a même exploité une petite érablière tandis que ses grands-parents détenaient un fourneau pour fabriquer du charbon de bois. «J’ai toujours été relativement près du milieu forestier », confie-t-il. Âgé de 65 ans, le directeur de la publicité ne pense pas à la retraite. «Tant que la santé sera de mon côté, je veux rester actif. Ce n’est pas quelque chose que je vois dans un horizon rapproché », fait-il savoir.

Dans ses loisirs, Roger aime les promenades en forêt. Il fait également du vélo et du tennis en été ainsi que du patin en hiver. La lecture occupe des heures importantes dans ses temps libres.

FIER PAPA

Roger Robitaille est le père de deux enfants, Virginie et Jean-François, et il est très fier d’eux. Sa fille enseigne le français au primaire à Sept-Îles. Elle a deux grandes filles. De son côté, Jean-François est chercheur en astrophysique à l’Institut de planétologie et d’astrophysique à l’Université de Grenoble, en France. Il était auparavant chercheur à l’Université de Manchester, en Angleterre. Il détient un doctorat de l’Université Laval. Celui-ci est le papa d’une fille qui aura bientôt six mois. «On est fier des deux. Ils font des choses exceptionnelles chacun de leur côté », confie-t-il.