Un été 2018 mouvementé pour la SOPFEU

À la fin août, pour l’ensemble de l’été, le nombre de feux de forêt s’établissait à 502, soit beaucoup plus que la moyenne des 10 dernières années qui s’établit à 399. D’un autre côté, les dommages ont été moindres au niveau de la superficie, soit 28 437 hectares versus 34 060 hectares sur la moyenne de 10 ans.

À la fin août, pour l’ensemble de l’été, le nombre de feux de forêt s’établissait à 502, soit beaucoup plus que la moyenne des 10 dernières années qui s’établit à 399. D’un autre côté, les dommages ont été moindres au niveau de la superficie, soit 28 437 hectares versus 34 060 hectares sur la moyenne de 10 ans.

Photo: courtoisie SOPFEU

3 Oct. 2018

Plus de feux qu’à l’habitude. Moins d’hectares perdus. Et beaucoup d’entraide. C’est ce qui résume l’été 2018 de la SOPFEU.

Stephane Bourque

À la fin août, pour l’ensemble de l’été, le nombre de feux de forêt s’établissait à 502, soit beaucoup plus que la moyenne des 10 dernières années qui s’établit à 399. D’un autre côté, les dommages ont été moindres au niveau de la superficie, soit 28 437 hectares versus 34 060 hectares sur la moyenne de 10 ans. Ce qui fait dire à MARIE-LOUISE HARVEY, agente à la prévention et à l’information de la Société de protection des forêts contre le feu ( SOPFEU) «Sans que ce soit aussi intense que l’année record de 2005, cet été est le plus actif qu’a connu la SOPFEU depuis 2010. »

La SOPFEU et ses pompiers forestiers ont donc connu un été passablement occupé. Et ce, même si la saison a commencé un peu plus tard qu’habituellement. Les équipes de la SOPFEU ont été principalement occupées dans la belle province de mai à juillet, mais aussi en venant en aide à d’autres provinces.

ÉTÉ 2018 – PLUSIEURS CAUSES… EN CAUSE

«En mai, ce sont les pertes de contrôle de brûlage de rebuts qui ont été la cause principale des feux tandis que les mois de juin et juillet ont été marqués par deux grands feux d’importance ainsi que plusieurs feux déclenchés par la foudre » de dire sommairement Mme Harvey.

MAI – PLUSIEURS FEUX DE PETITE ENVERGURE

À la mi-mai, c’est une centaine d’incendies qui ont demandé l’intervention de la SOPFEU. «Un beau printemps combiné à peu de pluie en mai. Les terrains sont secs, ce sont des conditions qui sont propices aux incendies causés par le brûlage de rebuts » d’expliquer Mme Harvey. D’un autre côté, les incendies de ce type sont habituellement de plus petite ampleur et comme de fait, ils ont causé moins d’un hectare de dommages chacun.

DEUX FEUX D’IMPORTANCE EN JUIN

«Juin aura été marqué par un grand feu d’importance dans le secteur de Labrieville dans la Haute-Côte-Nord » de souligner Mme Harvey. L’amplitude de ce feu aura entraîné le début des demandes de ressources venant de l’extérieur, dont celles du Nouveau-Brunswick. Au plus fort de l’activité de cet incendie, plus de 150 pompiers forestiers accompagnés d’une équipe de gestion des feux majeurs et de 14 hélicoptères combattaient ce feu. Les dommages s’établissaient à 12 840 hectares en juin.

Un autre brasier d’importance a retenu l’attention de la SOPFEU dans le secteur de Girardville au Saguenay–Lac-Saint-Jean, quoi que celui-ci pour des pertes moins importantes, mais tout de même de 2 516 hectares.

LA FOUDRE TOMBE SUR JUILLET ET MONOPOLISE LA SOPFEU

400 000 coups de foudre se sont abattus sur le Québec en juillet ce qui a allumé plus d’une centaine de feux de forêt en Outaouais, dans le Témiscamingue ainsi que dans le Nord-du-Québec et un grand feu d’importance dans le secteur de Lebel-sur-Quévillon. Ce qui fait dire à la porte-parole de la SOPFEU qu’« il a fallu demander de l’aide supplémentaire pour pouvoir minimiser les dommages à la plus petite superficie possible ». Ainsi, c’est plus de 400 personnes provenant de différents États américains et d’autres provinces qui sont venues entre autres appuyer la SOPFEU pour éteindre l’ensemble des incendies.

DU RÉPIT ET DE L’ENTRAIDE EN AOÛT

Heureusement, un mois d’août plus calme (37 feux pour 25 hectares) que la moyenne sur 10 ans (53 feux pour 44 hectares) aura permis à l’équipe de la SOPFEU d’avoir un peu de répit après l’intense mois de juillet. «Ce répit en août a fait que nous avons pu aller prêter main-forte en Ontario et en Colombie-Britannique en déployant 144 pompiers forestiers en tout. »

LES CAUSES HUMAINES ET LA FOUDRE

Tous les feux qui ne sont pas causés par la foudre sont considérés de cause humaine. On compte principalement parmi les causes humaines, les feux de camp, les feux allumés au chalet, les feux de nettoyage de printemps, les pièces chaudes des VTT et aussi les opérations forestières. Les feux de forêt de cause humaine sont habituellement de petites superficies tandis que ceux causés par la foudre sont de plus grandes superficies et viennent en plus grand nombre en même temps.

La météo de 2018 qui nous a donné du temps sec avec peu de précipitations a donné lieu à plusieurs événements de coups de foudre. Ces conditions font que les incendies brûlent longtemps et en profondeur. Ainsi, d’ajouter Mme Harvey, « ce type d’incendies demande qu’on doive redoubler de vigilance, car cela nécessite beaucoup plus d’eau, beaucoup plus de temps à éteindre, et évidemment un plus grand nombre d’effectifs, car il y a plusieurs points de chaleur à circonscrire dans un même laps de temps. »

En guise de conclusion, Mme Harvey mentionne qu’on retiendra de l’été 2018 qu’il a été particulièrement actif avec « deux feux de grande importance en juillet qui à eux seuls ont contribué à plus de 80 % des pertes au Québec, mais aussi un mouvement marqué d’effectifs dans les deux sens. Autant de par l’aide extérieure que nous avons reçue que par celle que nous avons effectuée en retour. »