Renald Bernier

Encore, et toujours, beaucoup de pain sur la planche

25 Oct. 2012

Une saison forestière qui bat son plein, le congrès RESAM, la reprise des travaux sur la scène provinciale, des élections et un nouveau gouvernement en place. C’est ce que l’on peut qualifier de fin d’été mouvementée!

Une nouvelle équipe

Voilà donc mon premier éditorial depuis le 4 septembre dernier, jour d’élection. Il est opportun de féliciter madame la ministre MARTINE OUELLETTE et monsieur DENIS TROTTIER, son adjoint parlementaire. Je leur souhaite beaucoup de courage, de créativité et de leadership afin que le secteur forestier entre efficacement dans ce nouveau régime. Sachez que RESAM sera comme toujours un partenaire constructif dans les travaux à venir. Rappelons-nous que la plateforme électorale du Parti québécois possède des engagements intéressants. Citons entre autres la politique d’utilisation du bois dans les constructions publiques et privées non résidentielles. Et si on se rapproche du terrain, c’est l’engagement de « doubler la valeur de la production forestière » en bonifiant de 35 M$ annuellement, durant quatre ans, le soutien consenti aux travaux sylvicoles qui retient notre attention. Cette mesure, en s’assurant que la forêt privée reçoive sa juste part, pourrait s’avérer une bouffée d’air pour les propriétaires regroupés et leurs organisations.

Nos propres promesses à respecter

Si nous attendons du Parti québécois qu’il tienne ses promesses, je crois que les propriétaires forestiers peuvent s’attendre de même de la part des partenaires de la forêt privée. Personne n’a oublié le rendez-vous du 30 mai 2011, ni son cahier de décisions. Les partenaires doivent livrer les engagements pris alors, en totalité. Je ne peux parler pour les autres, mais notre réseau le fera. Pourriez-vous croire que, bien que le cahier de décisions soit encore chaud, certains voudraient en modifier le contenu? Ce serait ridicule ! Comment travailler sur de nouvelles orientations quand celles convenues ne sont pas proprement appliquées ? Aussi bien dire que nous aurions une gouvernance… sans gouvernance. Qui plus est, fidèles à leur réputation, les groupements forestiers se sont engagés avec ferveur dans le respect de leurs engagements pris au rendez-vous sur la forêt privée. Les nouvelles conventions d’aménagement se signent massivement et dans certains cas, elles le sont totalement. D’autres ont déjà modifié leurs règlements généraux pour se conformer au modèle d’affaires. Saviezvous qu’il y a même un groupement qui a fait le virage vers le modèle coopératif ce printemps afin de respecter la décision 19 ? En sommes-nous à renégocier l’entente ? Absolument pas. Nos organisations vivent quotidiennement les effets de ces décisions. Temps et argent ont déjà été investis massivement pour les respecter. Nous n’avons aucun temps à perdre à renégocier à rebours. L’heure est à tenir nos promesses, et le changement de gouvernement ne doit pas être un prétexte pour ne pas le faire.

Livrer en demeurant en phase avec la base

Les propriétaires, ceux regroupés du moins, s’attendent de leur organisation qu’elle porte leur voix sur la scène provinciale. Ils se réjouissent bien évidemment de la décision 19 qui devient un peu la consécration de leurs institutions. Ils s’attendent aussi à ce qu’elle soit rigoureusement et démocratiquement instaurée. Étant leur porte-parole, RESAM y veillera, c’est certain. Mon devoir comme président de RESAM consistera à demeurer en phase avec les aspirations de nos propriétaires et de leurs organisations. Je suis heureux de constater que tout le réseau est à s’adapter aux changements initiés par le rendez-vous sur la forêt privée. C’est un signe de solidarité qui nous montre que nous sommes sur la bonne voie. De toute manière, peut-on agir autrement ? Que serait une organisation qui irait à l’encontre de ses membres ? Qui irait à l’encontre de résolutions émanant de sa base ? Elle serait assurément un initiateur de désordre et n’aurait plus de légitimité. Nous ne serons jamais cela. Nous ne l’avons jamais été.

Rigueur et démocratie

Le 30 mai 2011, nous avons convenu d’une vision d’avenir pour la forêt privée. Pour développer cette vision, nous aurons besoin de deux choses. Que tous s’attèlent rigoureusement à appliquer le cahier de décisions et que chaque partenaire parle au nom de sa base. Soyez assurés propriétaires regroupés que vos groupements forestiers portent bien votre voix et que RESAM transmet ces volontés sur la scène provinciale. Je me répète, j’en fais un devoir.